Plante relativement récente dans nos intérieurs, le zamioculcas est à la fois d’aspect graphique et moderne, simple d’entretien, original, tolérant vos petites erreurs (on a bien dit petites ! ), et peu fragile. Aucune raison de s’en passer donc !

zamioculcas

Description du zamioculcas

Plante à l’aspect graphique très particulier, elle ne pouvait être que particulière aussi dans sa composition ! Ce que l’on voit : des tiges longues et renflées, sur lesquelles se greffent des feuilles épaisses et luisantes. En réalité, la plante Z.Z. est dite acaule, c’est-à-dire qu’elle n’a pas de tige. D’un tubercule rhizomateux, appelé caudex, partent directement les pétioles (les “tiges”), charnus et renflés, qui soutiennent des feuilles composées (les “tiges + pétioles + feuilles”) de folioles épaisses, alternes. Ce caudex est une réserve d‘eau, très utile durant la saison sèche du milieu d’origine du zamioculcas. Le zamioculcas peut mesurer dans nos intérieurs jusqu’à 1 m (donc des feuilles d’1 m), rarement plus. Il forme une touffe érigée et évasée, dont les pétioles s’arquent jusqu’à retomber vers le sol. On l’appelle fréquemment la plante girafe, à cause des taches sombres qui apparaissent sur les pétioles.
Il arrive que nos zamioculcas arrivent à fleurir, mais c’est assez rare et ne se produit généralement que chez des sujets assez vieux. Au cours du printemps, une inflorescence en épi crème apparaît, au milieu de spathes vertes, un peu semblable dans sa forme aux fleurs de l’arum.
Sa croissance est assez lente, mais en de bonnes conditions ses feuilles peuvent grandir et prendre plusieurs folioles en peu de temps.

Sa place dans la maison

Le zamioculcas appréciera un environnement de serre froide ou de véranda, tant qu’il n’y fait pas trop froid, puis le jardin ou la terrasse en été. Son look graphique lui permet d’être installé dans des intérieurs modernes et design dans lesquels il s’adaptera fort bien, mais une ambiance exotique lui réussit très bien aussi.

Conseils sur la plantation

C’est dans des terrains sableux ou rocailleux que pousse habituellement le zamioculcas, donc légers et très drainants. Préparez lui un mélange moitié sable moitié terreau d’écorces additionné de perlite et de terre de bruyère.Vous lui choisirez un contenant assez large, de 20 cm de diamètre au minimum. Bien que l’on dise qu’il tolère très bien, voire apprécie le manque de lumière, c’est au contraire un milieu clair qui lui permet de s’épanouir. Certes il ne mourra pas dans une pièce sombre, mais il végètera. Vous lui trouverez un emplacement près d’une fenêtre, sans pour autant le mettre en plein soleil.

Conseils sur l’entretien

Encore une légende : les besoins d’eau du zamioculcas. Non cette plante n’est pas un cactus ! Comme dans son milieu d’origine il supporte des périodes sèches grâce aux réserves de son caudex, mais c’est pour lui une période de repos végétatif, il ne se développe pas, il perd même ses feuilles. Par contre, qui dit sol drainé dit plante qui ne tolère pas les excès d’humidité, surtout stagnante. Vous l’arroserez donc une fois tous les 3 jours en été, une fois par semaine en hiver (s’il est dans un endroit chauffé), en vidant la soucoupe après l’arrosage. Si occasionnellement vous ne l’arrosez pas pendant quelques jours effectivement il vous pardonnera, mais pour le voire croître et s’épanouir il ne faut pas que cela dure longtemps. Et lorsque vous voyez apparaître de nouvelles feuilles à son pied, arrosez le un peu plus souvent. Vous pouvez en période très sèche envisager de vaporiser son feuillage.

Sa température idéale est de 18° en hiver, même s’il peut supporter jusqu’à -12° durant quelques jours. En été, il pourra être installé à l’extérieur mais faites le progressivement pour que ses feuilles ne soient pas grillées par les premiers rayons du soleil : d’abord à l’ombre, puis à une exposition de plus en plus ensoleillée. Vous pourrez ainsi le laisser dehors tant que les températures ne dépassent pas 35°, il se sentira très bien aux alentours de 30° et vous aurez le plaisir de le voir mettre plus de feuilles, et plus grandes, qu’habituellement. Au printemps, tous les 2 ou 3 ans, il vous faudra rempoter Z.Z., son caudex se développant, il sera rapidement trop à l’étroit, mais faites attention en le manipulant, ses feuilles et ses racines sont assez cassantes. Et profitez en pour le diviser, tout simplement en partageant ses rhizomes. Vous pouvez aussi essayer de le multiplier comme il le fait dans son milieu naturel : plantez quelques folioles dans un substrat composé de sable, de perlite et d’écorces. Au bout de nombreux mois (6 à 9), des racines vont commencer à se développer, si vous arrosez très modérément.

Les maladies du zamioculcas

Dans le cas où vous l’auriez trop arrosé, vous verrez que son bulbe devient noir. Stoppez tout de suite les arrosages, durant 2 semaines au moins. Si la situation est vraiment grave, sortez votre zamioculcas de son pot, ôtez toute la terre et coupez les racines noires et molles avant de le réinstaller dans un substrat neuf et sec. Vous attendrez plusieurs jours avant de recommencer à l’arroser. Le zamioculcas n’aime pas le froid, évitez de le placer dans un endroit où il est susceptible de faire moins de 10°. Il peut être la victime de cochenilles farineuses ou d’araignées rouges. Passez dans ce cas un chiffon imbibé d’eau savonneuse pour supprimer ces insectes.

Un peu de botanique

Appartenant aux aracées, le zamioculcas zamiifolia vit à l’état naturel en Afrique de l’Est, notamment en Tanzanie et à Zanzibar, dans les milieux de savanes et de forêts tropicales peu denses, où saison des pluies ou bien humidité ambiantes sont importantes. Le zamioculcas zamiifolia est la seule espèce du genre.

Rusticité : non rustique
Hauteur à maturité : 1m
pH du sol : acide
Humidité du sol : normal, drainé
Exposition : soleil, mi-ombre
Utilisation à la maison : véranda, intérieur
Couleur feuilles : vert
Feuillage : persistant
Période de plantation : mars, avril
Niveau de soin : très facile
Arrosage : normal
Utilisation : bac
Attribut : ornementale