Une espèce invasive : Renouée du Japon

De nombreuses espèces sont dites invasives, tant dans le règne animal que végétal, mais la renouée du Japon est potentiellement dangereuse pour notre biodiversité du fait de sa particulière vigueur et de sa rapidité d’expansion. Peut-être pas indestructible, mais malheureusement pas très loin tant que l’homme n’a pas trouvé un moyen de lutte efficace.

Description

Plante herbacée vivace, la renouée du Japon, Fallopia japonica, fait partie de la famille des Polygonacées. Originaire d’Asie Orientale, elle s’est naturalisée en Europe et aux États-Unis après son introduction dans les années 1820 par un médecin officier de la Compagnie des Indes Orientales.
Ses longues tiges creuses et rougeâtres se développent extrêmement vite, sur une hauteur de 4 m au maximum, après quoi elles se ramifient. Ses feuilles alternes sont en forme de cœur et elle fleurit en fin d’été, de larges mais légères et abondantes panicules blanches.
Les parties aériennes meurent en hiver, mais le rhizome souterrain lui survit, et il est capable de redonner naissance à une plante par un fragment de 10 grammes. De ce fait elle se propage très rapidement en étant transportée par des véhicules, des engins de chantier, ou bien tout simplement par l’eau des rivières et peut former de vastes fourrés de plusieurs mètres de large.
La renouée apprécie les zones près des cours d’eau, dont le sol très riche lui donne la possibilité de se développer massivement. Elle tolère cependant tous les sols, même les plus difficiles comme les terrains en friches, pentes de volcans ...

Un danger pour la biodiversité

La grande vigueur de cette plante la font considérer comme invasive, elle fait même partie de la liste des 100 espèces les plus invasives par l’Union Internationale pour la conservation de la nature.

  • N’étant pas une espèce locale, elle n’a pas de prédateurs et se développe à la place de la végétation locale,
  • faisant diminuer la biodiversité aux endroits qu’elle colonise, autant au niveau de la flore que de la faune, amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères, qui ne retrouvent plus l'environnement qui leur permet de vivre.
  • De plus, elle est accompagnée d’une espèce de fourmis également invasive qui s’en nourrit.
  • Très difficile à éradiquer, elle est capable de réparer ses tissus en quelques jours, elle se bouture très facilement et la destruction de ses parties aériennes n’a aucune influence sur la vivacité du rhizome.