Fiche conseil

Votre plante dépérit ? Ses feuilles se couvrent de taches ? Elle est envahie par de petits insectes ? La base de sa tige est recouverte d'une poudre blanche ? Aucun doute : votre plante est malade et a besoin d'être traitée. Suivez nos conseils pour avoir les bons gestes.

Comment établir un bon diagnostic ?

Avant tout, il faut déterminer si, en effet, un traitement s'impose. Dans la plupart des cas, le dépérissement de la plante est due à une erreur de culture : manque de lumière, excès ou manque d'eau, températures trop élevées ou, au contraire, trop fraiches. Référez-vous alors à l'étiquette de votre plante, à sa fiche produit ou à sa fiche conseils sur notre site.
Ainsi, il est primordial d'effectuer un bon diagnostic : déterminez les symptômes en examinant chaque partie de la plante. Vous trouverez les insectes suceurs, tels que les pucerons, près des nervures principales des feuilles et sur les tiges. Les champignons ont, quant à eux, tendance à envahir les feuilles, les fruits, les branches et la terre à la base de la tige (taches, perforations, déformation, pellicule blanchâtre…), on parle alors de maladies cryptogamiques.

Quels traitements choisir ?

Demandez-vous tout d'abord s'il est nécessaire de traiter. Si l'attaque de la plante est minime, vous pouvez peut-être la contrecarrer par une méthode plus douce comme le piégeage (pièges maison, bandes gluantes, appâts…) ou le recours aux insectes auxiliaires, prédateurs naturels des nuisibles.
La vie de votre plante est sérieusement menacée ? Le traitement devient inévitable ? Dans ce cas, choisissez-le le plus spécifique possible : un seul principe actif (fongicide, acaride, insecticide...). Repérez-le dans la composition du produit, lors de l'achat. La formulation (liquide, poudre, granulé, gaz) est aussi un critère dont il faut tenir compte.

Chimique ou biologique ?

Autre choix délicat à faire : traitement chimique ou traitement biologique ? Ils ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients. A vous de choisir.
Dans le cas du traitement chimique, vous devrez respecter un délai avant récolte de vos légumes ou de vos fruits. En effet, les produits chimiques ont la particularité d'être persistants, ce qui représente un atout face à la maladie (efficacité durable) mais un inconvénient pour l'environnement. Lent à se dégrader, le principe actif reste présent dans l'eau, l'air et le sol, intoxiquant flore et faune. Qui plus est, une utilisation trop fréquente génère des souches résistantes, et le principe actif devient inefficace face aux nuisibles.
Ces produits chimiques tendent à être remplacés par de nouveaux moyens de luttes biologiques, tout aussi efficaces. On parle de traitements autorisés en jardinage biologique, ils sont biodégradables ce qui, là aussi, représente un avantage : vous pourrez manger les fruits de votre récolte seulement quelques jours après le traitement, et un inconvénient : le traitement est à renouveler régulièrement.

Pulvérisez le traitement avec précaution

Précautions d'emploi

Qu'ils soient chimiques ou biologiques, les produits doivent être manipulés en respectant certaines règles. Elles sont précisées sur l'emballage : préconisations, dosage, période, protection. Lisez-les en tout premier lieu et respectez-les scrupuleusement. Un traitement plus concentré que la normale polluerait votre sol et pourrait se révéler néfaste pour la plante.

De préférence, on traitera par temps couvert, mais sans annonce de pluie dans les heures à venir. On évitera de traiter par temps venteux, chaud (plus de 20°C) ou ensoleillé afin d'éviter de toucher des les plantes voisines et d'inhaler le produit, passé à l'état gazeux sous l'effet de la chaleur. Par contre, on privilégiera le matin ou le soir pour profiter des heures fraîches de la journée et pour déranger le moins possible les insectes pollinisateurs.

Lors du traitement ou de sa préparation, protégez-vous : portez gants, vêtements imperméables et lunettes pour éviter tout contact avec la peau et les yeux ; et une protection respiratoire pour ne pas inhaler le produit. Ces protections ne sont réservées qu'à cet usage. Il en est de même du matériel employé : utilisez toujours le même pulvérisateur pour votre désherbant et n'employez pas le même arrosoir pour traiter et arroser vos plantes.

Bien évidemment, évitez de boire, de manger ou de fumer lors du traitement. N'oubliez pas que vous manipulez des produits concentrés et toxiques. Rangez-les hors de portée des enfants et des animaux, dans un lieu ventilé et fermé à clé qui leur est réservé. Ils doivent être à l'abri de la chaleur, de l'humidité et du gel, sur des étagères non inflammables et non absorbantes.

Ne jetez pas les eaux de rinçage et vos produits périmés dans un évier, un tuyau d'évacuation, un cours d'eau ou sur un terrain, mais renseignez-vous auprès de votre mairie pour connaître la marche à suivre.

Mieux vaut prévenir que guérir

On ne le dira jamais assez : une plante bien entretenue est plus résistante aux attaques et aux maladies. Apportez-lui engrais, eau, lumière, taillez-la au besoin, protégez-la du froid si elle y est sensible, etc.
Et pour un jardin sans pesticide, au naturel : pensez à la lutte biologique.

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