Leçon de jardinage

Il est toujours profitable de bien connaître son terrain pour éviter les déconvenues.

Bien sûr vous trouverez, dans le commerce, des tests permettant de déterminer le pH c'est-à-dire le degré d'acidité du sol. A défaut vous pourrez aussi faire analyser votre terre par un laboratoire spécialisé. Mais il existe aussi nombre de techniques simples pour se faire une idée de la composition et des propriétés de la terre de son jardin.

Ainsi, pour la mesure du pH, il est assez facile de se rendre compte de la présence de calcaire dans le sol, sachant que celui-ci réagit à la présence de vinaigre (rappelez-vous que, dans la cuisine, le vinaigre supprime les traces de calcaire sur les verres et autres contenants). Dans un verre donc, disposez quelques cuillérées de terre puis versez du vinaigre.
Plus les bouillonnements sont importants et plus votre sol est calcaire. S'il n'y a pas de réaction, la terre est acide et donc idéale pour les plantes dites "de terre de bruyère" comme les rhododendrons et les azalées.

Amendez votre sol en matières organiques pour améliorer sa qualité

Autre technique, cette fois-ci pour apprécier la texture du sol. Lorsque celui-ci est humide, prenez-en une poignée puis pétrissez-la entre vos mains. Si le résultat fuit entre vos doigts, votre terrain est sablonneux et un apport de matière organique sera des plus profitables.
Si vous arrivez à faire une boule, constituez un boudin de terre. Si ce dernier mesure 3 cm avant de se briser en morceau, votre terre est un peu argileuse ce qui n'est pas une mauvaise chose (il retient alors bien la fraîcheur et les éléments minéraux). Toutefois point trop n'en faut ! En revanche, si votre boudin atteint 6 cm avant de se briser c'est que le sol est très argileux et collant. Il vous faudra alors chercher des plantes qui sont adaptées ou bien améliorer votre terrain par un apport de sable grossier ou de gravillons, toujours couplé à un amendement de matière organique (fumier décomposé ou déshydraté).

Philippe Ferret