Dans le registre des bons mots, je ne résiste pas au plaisir de vous citer un certain Nauphary Wallace (?) qui aimait à préciser "à jeun, on dessine un jardin à la Française, aviné un jardin à l'Anglaise".

Je n'ai nullement l'intention de me gausser des jardins anglais que j'admire pour la plupart (je vais, du reste, souvent me ressourcer outre-Manche). Toutefois, forts de ce distingo, nous sommes en droit de nous interroger sur les tendances du jardin contemporain. Changements climatiques et finances restreintes obligent bien souvent, comme par évidence, à dessiner des structures épurées, conjuguées à des plantations naturalistes.
Le meilleur des deux mondes en somme, mais avec une palette végétale infinie ce qui permet toutes les extravagances. Notez que l'emploi des nombreuses graminées signe inévitablement un jardin du début de troisième millénaire.