Fiche plante
Rosa 'Arthur Rimbaud'

Pourquoi dit-on de la rose qu’elle est la reine des fleurs ? Parce que ces fleurs usent de toutes les beautés par leur nombre et leur couleur. Parce que le rosier est un arbuste facile à satisfaire. Parce qu’il se plie à tous nos désirs : il peut aussi bien décorer un massif, qu’un mur ou un petit balcon. Ou simplement parce que grâce aux nouvelles variétés qui voient régulièrement le jour, le rosier ne se démodera jamais !

Au jardin, sur le balcon ou la terrasse

Parmi les rosiers, on distingue les buissons, les couvre-sol, les grimpants, ceux qui tiennent en pot ou ceux qui se dressent sur une tige… Ainsi, le rosier grâce à ses nombreuses variétés satisfera à toutes vos envies puisqu’il se décline pour une utilisation en pot, en massif ou en haie. Faites-le grimper le long d’un mur, sur un treillage ou dans un arbre. Les rosiers habillent aussi les talus, les bordures et les murets. Associez-les au jardin avec des vivaces, des arbustes ou des clématites.

Des feuilles, des fleurs…

Leurs feuilles sont caduques, semi-persistantes voire, mais plus rarement, persistantes. Elles sont divisées en folioles plus ou moins nombreux. Elles se déclinent dans différents tons de vert, allant jusqu’au roux, au pourpre et même au vert-bleuté pour Rosa glauca.
La floraison du rosier parfume l’air durant le printemps et l’été. Les fleurs, attraits principaux du rosier, sont simples, avec une rangée de pétales laissant le cœur et ses étamines découverts. Elles peuvent aussi être plus fournies en pétales, on les qualifie alors de semi-doubles ou doubles. Le cœur de la rose se retrouve noyé sous l’opulence des pétales, et l’ensemble donne un effet de pompon ou de gros chou. Les roses peuvent s’habiller de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. De toutes sauf d’une : le vrai bleu. Certes, les roses parme, violettes ou violines s’en approchent, mais sans vraiment l’atteindre.

... des faux fruits et des épines !

Les fruits, ou plutôt faux-fruits (ils contiennent le vrai fruit), apportent après les fleurs une touche décorative. Touche que d’ailleurs certains jardiniers recherchent tout spécialement chez les rosiers. Appelés cynorhodons, ils ornent surtout les rosiers botaniques à l’automne. Les rosiers botaniques sont des rosiers sauvages, ils n’ont pas été obtenus par hybridation ou croisement, que ce soit naturellement, au gré des pollinisateurs, ou que ce soit par la main experte des obtenteurs.
Qui dit rose, dit épine. Selon les variétés, elles se présentent différemment mais ce sont toutes des excroissances de l’écorce, appelées aiguillons, faciles à sectionner. Elles peuvent être énormes et peu nombreuses, ou encore très petites et recouvrir toute la tige.

Côté jardinage

Plantez votre rosier dans un sol profond, bien drainé, aéré et frais. Enrichissez-le avec un apport d’engrais organique. Les rosiers se contentent d’un sol moyen, mais n’aime pas les terres imperméables, riches en humus ou en azote et trop acides ou trop calcaires. En sol calcaire, privilégiez les rosiers greffés sur Rosa canina, le rosier botanique de nos régions. La plantation à racines nues s’effectue de novembre à mars. Pralinez vos rosiers : trempez leurs racines plusieurs heures dans une boue faite de terre de jardin, ou dans un pralin déjà préparé.
Taillez le rosier au moment de la plantation à 10 cm au-dessus du point de greffe, soit 10 cm au-dessus du niveau du sol. Ne laissez que 3 ou 4 branches si c’est un rosier buisson, 2 ou 3 pour un grimpant.
A la fin de l’hiver, apportez à vos rosiers un bon engrais organique, et un engrais granulé en plus aux rosiers remontants, après la première floraison. Arrosez une fois par semaine, au pied du rosier et en profondeur ; au lieu d’un arrosage au goutte au goutte, continu et superficiel.

Maladies

Si le feuillage de votre rosier se décolore, c’est qu’il souffre sans nul doute de chlorose. Il s’agit d’une carence en fer qui peut être contrée par un apport de chélate de fer.
Le rosier est susceptible d’être attaquée par des insectes, notamment pucerons, araignées rouges et thrips. Pour contrer leur invasion, revitalisez votre arbuste avec du purin d’ortie et misez sur les prédateurs naturels, en l’occurrence la coccinelle. Face aux champignons, aux maladies de l’oïdium et de la rouille : nourrissez les rosiers, aérez le cœur de l’arbuste et arrosez à son pied uniquement, ôtez et brûlez toutes les parties atteintes.

Une grande famille

Au commencement étaient les rosiers sauvages ou rosiers botaniques, qui se déclinèrent en de nombreuses espèces, grossissant les rangs du genre Rosa. Au sein de cette grande famille, on distingue des groupes, rassemblant des rosiers issus de la même espèce mère. Ainsi, les roses galliques descendent toutes de l’espèce Rosa gallica, apparue au VIe siècle avant J.-C., les rosiers à cent feuilles sont des déclinaisons de Rosa centifolia, apparue en Hollande au XVIe. On distingue aussi dans cette grande famille les créations des passionnés : tel David Austin et ses « English Roses », créées à partir de 1950 ces roses anglaises conjuguent le charme et le parfum des anciennes et la résistance des roses modernes. Dans les années 1970, se développent des rosiers d’un nouveau genre : les couvre-sol, et plus récemment, ces dernières années ont vu un nouveau groupe émerger : les rosiers pour pots et terrasses où l’on trouve notamment les rosiers miniatures.

La rose a aussi son histoire

On pense que ce sont les Chinois qui les premiers l’ont cultivée, mais dans un but purement médicinal puisque la rose était pour eux un remède aux maux de tête ou aux douleurs menstruelles. L’engouement pour cette fleur si belle a finalement touché le bassin méditerranéen et atteint Rome à sa grande époque. Les Romains en ont fait un si grand usage lors de leur festivité que le rosier est devenu une plante cultivée… mais aussi païenne. Seuls les moines la sauvegardent en France, là aussi pour ses propriétés médicinales avant tout. La Renaissance a redonné à la rose toute sa grandeur, puisqu’elle symbolisait alors la Vierge Marie.
Quand, au début du XIXe siècle, l’Impératrice Joséphine se prend de passion pour cette fleur, la rose devient le centre d’intérêt des obtenteurs et de nouvelles variétés n’ont cessé d’apparaître depuis.

CARACTÉRISTIQUES
Hauteur à maturité : 1,3 m
Zones climatiques France : méditerranéen, océanique, moyen, continental
Rusticité : rustique
Composition du sol : normal, argileux, riche en humus
PH du sol : neutre, acide
Humidité du sol : normal
Exposition : soleil, mi-ombre
Utilisation en jardin : massif, bordure, isolé
Utilisation pour la maison : terrasse
Couleur feuille : vert
Feuillage : caduc
Couleur des fleurs : rose clair
Période de floraison : de mai à septembre
Période de plantation : octobre à avril
Niveau de soin : facile
Arrosage : modéré
Attributs : parfumée
Utilisation : jardin
Forme des fleurs : simples
Saison d'intérêt : été, automne

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