De plus en plus, je suis amené à préconiser l'usage des paillis (ou "mulch"), qu'ils soient à base de déchets de cacao (comme l'excellent Mulcao), d'écorce de pin broyée, de paillette de lin, de tourbe, de paille, d'aiguilles de pin, de gravillon, de feuilles mortes, de sable...

D'aucuns ne jurent que par l'emploi de bâches plastiques, comme le long de nos autoroutes que d'autres s'empressent de masquer sous un paillis naturel !!! Avouons qu'il s'agit d'une pratique très efficace en ce qui concerne la plantation d'une haie. Quoi qu'il en soit, vous le voyez, les matières ne manquent pas pour recouvrir le sol entre les plantes et, ainsi, limiter la propagation des mauvaises herbes indésirables tout en maintenant la fraîcheur du sol même en plein été.
Il suffit d'appliquer ces paillis de préférence sur une terre pas trop sèche et à raison de 7 cm d'épaisseur minimum, un matelas de 10 cm s'avérant l'idéal. En revanche, le recours à cette pratique supprime les semis naturels et l'aspect global du jardin paraît moins naturel car on ne voit plus la terre d'origine, rassurante. La diminution, de fait, des désherbages, manuels ou chimiques, pèse bien plus lourd dans la balance et l'on peut alors se consacrer à des tâches plus gratifiantes.