Pyrus communis 'Williams'

Le poirier se cultive un peu partout en France, faisant profiter à tous de son fruit ventru, la poire. Aussi ornemental que fruitier, il pourra faire bénéficier le jardinier de son feuillage, de sa floraison et de son port facilement malléable avant sa fructification.

Ornemental et fruitier

Le poirier est un arbre à feuillage décoratif, à floraison printanière et surtout aux fruits jaune-vert charnus et délicieux ! La poire est sucrée, juteuse et fondante, elle trouve grâce auprès de toutes les papilles, et le poirier auprès de tous les jardiniers. Pour les grands jardins comme pour les plus petits, le poirier a sa place en arrière-plan des massifs avec ses 15 m de haut à maturité et sa longue vie, et en palmette ou palissé contre un mur. Même sur les balcons et terrasses, le poirier a sa place puisque les formes naines tiennent bien en grand pot ou bac.

Partout

Très rustique, il résiste au froid et à des gelées ne dépassant pas -25°C. Il apprécie les climats tempérés et se trouve facilement dans les pays de la Loire, la région parisienne, l’Est, l’Ouest et le Nord de la France. Dans la région méditerranéenne, où il craint sécheresse et chaleur, on le plantera dans une situation aérée mais à l’abri des vents forts. En montagne on pourra le cultiver jusqu’à 800 m d’altitude en situation abritée.
Assez exigeant, le poirier est planté dans une terre fraîche profonde, perméable et riche. Il craint les excès d’eau et les terres calcaires ou argileuses. Son sol idéal ? Silico-argileux ou siliceux très fertile.

Une taille d’importance

Les arbres à pépins sont taillés en hiver. Assurez-vous que vos outils soient bien tranchants et propres, vous minimiserez ainsi les risques d’attaques de champignons et autres parasites qui profitent de la moindre blessure pour contaminer l’arbre.
La première taille qu’on applique à un arbre fruitier est une taille dite de formation. Vous pouvez le palisser contre un mur par exemple. En règle générale, pour équilibrer le port de l’arbre, on supprime les branches qui se croisent et on encourage la pousse des bourgeons pointant vers l’extérieur, en coupant juste au-dessus d’eux.
Une fois l’arbre établi et prêt à donner des fruits, effectuez la taille de fructification. Nettoyez l’arbre de ses branches mortes et réduisez la longueur des branches principales. Elles seront plus fortes pour supporter le poids des fruits ! Ayez à l’esprit que les branches horizontales sont celles qui portent le plus de fruits, alors privilégiez les.

Poirier attaqué

Un arbre fruitier attire toujours toutes sortes de parasites. C’est pourquoi, il est impératif de le traiter préventivement contre les champignons. Face aux insectes et acariens, on traitera l’arbre à l’apparition des premiers individus.
On peut citer en vrac, mais de manière non exhaustive : la tavelure, le chancre, l’entomosporiose, la gommose… Contre tous ces champignons parasites responsables de taches foncées sur les feuilles, une seule solution : la bouillie bordelaise. Ce fongicide à base de sulfate de cuivre peut entrer dans le jardinage bio à condition de respecter les doses !
Sans oublier les insectes : cicadelles, cochenilles, charançons dont les attaques seront contrées par les ‘auxiliaires du jardin’ : hyménoptères (Neodryinus typhlocybae, coccinelles et carabes.

Lutter contre l’anthonome

L’anthonome est un petit charançon qui pond dans les boutons de fleurs, où se développera la larve. On repère les bourgeons contaminés dit anthonomés car ils n’ont pas donné de fleurs. Et qui dit : « pas de fleurs » dit « pas de fruits ». Ne laissez pas cet insecte ruiner votre récolte de poires : supprimez et brûlez les bourgeons anthonomés dès que vous les avez repéré, et en prévention assurez-vous de posséder dans votre verger une population de carabes. Ces coléoptères (larves et adultes) s’attaquent aux chenilles, aux limaces, aux escargots, aux charançons… Les passionnés en font même l’élevage.

Lutter contre les cochenilles

Attention également aux cochenilles, ces petits insectes piqueurs et suceurs de sève qui affaiblissent très vite le plus vigoureux des arbres. Vous les reconnaitrez facilement : les insectes s’enferment dans une carapace brune ou sous un feutrage blanc, au dos de la feuille contre la nervure principale et excrètent un miellat qui finira par attirer des champignons. Pour s’en débarrasser sans produit chimique, trois solutions :
- se procurer son prédateur naturel, la Cryptolaemus, une coccinelle australienne noire à points blancs extrêmement vorace ;
- pulvériser un mélange composé à parts égales de bière, d’alcool à brûler et de vinaigre, un traitement à réserver néanmoins aux feuilles les plus coriaces !
- utiliser un piège à mâles. Attirés par des phéromones, ils se trouvent collés sur le piège. Le processus est le même pour lutter contre le carpocapse des poires.

Un peu de botanique

De la famille des Rosacées, le genre Pyrus compte 30 espèces, originaires d’Eurasie tempérée et d’Afrique du Nord.
Citons parmi les nombreuses variétés la poire Williams, sûrement la plus connue : c’est à partir de la poire ‘Bon Chrétien’ qu’un certain William, à la fin du XVIIème, a créé cette variété qui porte son nom et qui deviendra connue pour son eau-de-vie.

CARACTÉRISTIQUES

Hauteur à maturité : 7 m
Origine : Europe
Zones climatiques France : océanique, moyen, continental
Rusticité : rustique
Composition du sol : normal
PH du sol : neutre
Humidité du sol : normal
Exposition : soleil
Utilisation en jardin : massif, isolé, bac
Couleur feuille : vert
Feuillage : caduc
Couleur des fleurs : blanc rosé
Période de floraison : mars
Mois de récolte des fruits : août
Période de plantation : octobre-avril, hors gel
Niveau de soin : très facile
Période récolte des fruits : aôut
Arrosage : normal
Utilisation : jardin
Fruits : comestible
Forme des fleurs : simples
Type de fruit : poire
Saison d'intérêt : printemps, été
Couleur d'écorce ou chaumes : jaune