Dossier

Nombreux sont les jardiniers à envisager de construire une piscine dans leur jardin. Toutefois, l'idée de galérer pour maintenir l'eau pure en rebute généralement plus d'un. Fort heureusement, le nouveau concept de la baignade écologique permet de considérer ce projet sous un autre angle. En effet, outre une intégration plus naturelle dans l'environnement, cette solution procure des sensations inédites sans pour autant nécessiter une mise en œuvre trop contraignante.

Quel bonheur de plonger et nager dans une eau claire. Ceux qui ont déjà eu à entretenir une piscine savent cependant combien il est difficile de maintenir une eau pure en plein été, ceci souvent à grand renfort de chlore, ce qui n'est pas toujours bien agréable. D'où des installations techniques performantes et coûteuses.
Savez-vous, cependant, que certaines plantes de culture facile sont capables d'épurer l'eau au point de permettre une baignade tonique en toute sécurité ? Faites de la nature votre meilleure alliée en prévoyant une installation tout à la fois attrayante et écologique. Vous profiterez alors d'un environnement privilégié pour vous ébattre, nager ou vous prélasser à fleur de la végétation aquatique. Pour ce faire, il est indispensable de disposer de suffisamment de place pour aménager une surface de lagunage, de filtration naturelle jouxtant et en liaison directe avec le bassin de baignade proprement dit. Comptez de 30 à 70% de surface à aménager supplémentaire et indispensable et un minimum de 50m² dédié à la baignade.

Pose du liner au fond du trou de bassin

Ce qu'il faut savoir

Une piscine naturelle est composée de deux ou mieux trois zones distinctes:
- La zone de baignade profonde d'au moins 1,50 m en moyenne. Ce peut être une piscine traditionnelle transformée, un travail de maçonnerie, une bâche ou encore un liner (coque). Comptez, dans tous ces cas, une pente sur les côtés inférieure à 30 %.
- La zone d'épuration est un bassin rempli de diverses strates d'éléments minéraux de granulométrie variée : graviers ou matières poreuses telles que zéolithes ou pouzzolanes qui fixent ou arrêtent les matières polluantes. En surface, les plantes installées complètent ce rôle de filtre en retenant les éléments organiques les plus fins, les phosphates, nitrates... Les plantes à employer sont rustiques et vigoureuses, des vivaces telles que salicaires, roseaux, typhas… apportant de la hauteur et des couleurs à l'ensemble.
- La zone de régénération. Elle fait généralement corps avec le bassin principal et agit en aval de la zone d'épuration en oxygénant et épurant l'eau. Elle comprend, de fait, des plantes oxygénantes immergées ou flottantes, voire des nénuphars, ainsi que des semi-aquatiques telles que l'iris d'eau, et un système de brassage de l'eau (cascade, jet d'eau).

Combien ça coûte ?

La construction d'une telle piscine doit être confiée à un professionnel aguerri. Plusieurs techniques sont employées. Le coût est supérieur à celui d'une piscine traditionnelle et avoisine celui d'une installation haut de gamme.

L'entretien en termes de coût est quasi similaire à celui d'une piscine classique. Il faut en effet prévoir l'installation d'un skimmer (aspirateur de particules sédimentaires) et d'une pompe munie de filtres efficaces (capables de traiter jusqu'à 2 fois le volume d'eau total par jour) pour une bonne circulation de l'eau entre les diverses zones. En revanche, aucun produit d'entretien ne s'avère nécessaire.
En complément de cette réalisation, envisagez la pose d'un caillebotis ou d'un ponton facilitant l'accès et propice au farniente.