Les Jardins du Manoir d'Eyrignac : le pur style du jardin français

Reportage photo

Les jardins à la française par excellence ! Eyrignac représente pour les Français comme pour les étrangers, l'art de vivre à la française. Partout ce n'est que perspectives et topiaires parfaitement taillés. Tout ce vert est mis en valeur par de discrètes touches de couleur. Mais c'est le blanc qui remporte le plus de succès dans la roseraie, où le parfum des roses embaume l'air et où les grenouilles le rafraichissent de leur jet d'eau ! Bonne visite à travers notre reportage-photos.

L'histoire des jardins à la française d'Eyrignac remonte au XVIIIème siècle. De cette époque, il ne reste malheureusement aucune trace, aucun plan des jardins. En 1965, Gilles Sermadiras décide de remettre le jardin en état. Il fait appel à deux architectes paysagers, qui le déçoivent par le peu d'implication de l'un, et la proposition peu intéressante de l'autre.
Peu pris au sérieux par les professionnels de l'époque, Gilles Sermadiras, père de l'actuel propriétaire, décide alors de réaliser seul ses jardins à la française, composés principalement de buis, de charmes et d'ifs. Dans son esprit cela représentait peu d'entretien. "C'est dire si il y connaissait quelque chose en jardinage", en rit encore son fils, Patrick Sermardiras. En effet, Eyrignac représente 200 unités taillées en topiaires, soit 45 000 m² de surface à tailler par an, et 4 hectares de gazon à tondre, 30 fois par an.

Achetés à l'état de jeunes pousses, les arbustes, futurs topiaires, poussent à leur rythme, soignés par Gilles et son fils. Au bout de sept ans, les topiaires se dessinent nettement. Et quarante ans plus tard, les jardins ressemblent à la maquette que Gilles en avait fait lorsqu'il a dessiné les jardins. "C'était un visionnaire", commente fièrement son fils. Et il a de quoi être fier ! Ces jardins sont nés des mains d'un homme qui ne connaissait rien au jardinage comme au paysagisme.

Petit tour des jardins

Dans l'allée des charmes, Gilles Sermadiras a donné à ses topiaires une forme particulière. Le charme s'enroule autour d'un if taillé en cylindre.
Au XVIIIème, la mode était aux Chinoiseries, et s'illustrait autant à la maison qu'au jardin : petit pont de bois, ou comme c'est le cas ici, pagode chinoise.
La piscine, dans le pavillon de repos, est totalement cachée des regards des visiteurs, elle est cloturée de haies.
Pour créer cette chambre de verdure, il a fallu amener de la terre et combler le dénivelé. La vasque au centre de la chambre date des anciens jardins à la française, ceux du XVIIIème.
Sous les Chamaecyparis, des créneaux d'ifs alternent avec des topiaires dans des pots de style italien.
Au bout de l'allée des vases, un rond-point qui invite au repos par ses fauteuils d'extérieur aux coussins blancs.

Bordures et broderies font honneur à l'art topiaire dans le parterre à la française qui fait face au manoir. La perspective sublime cette demeure classée, avec les Jardins, Monuments Historiques XVIIème et XVIIIème.

Le vivier est encore appelé Miroir d'eau, les boules de buis s'y reflètent parfaitement.

Grenouille de la Fonderie de Coubertin

Le Jardin - toujours - blanc est sans nul doute le préféré des visiteurs. Peut-être à cause du parfum des roses ? De la blancheur des fleurs (tulipes, dahlias ou encore pétunias, selon la saison) et du rouge des bancs qui coupent ce vert omniprésent dans les jardins classiques ? Ou est-ce à cause des grenouilles de la Fonderie de Coubertin et de leurs jets d'eau que personne ne manque d'immortaliser sur pellicule...

A vous de voir...

 

Rébecca Mailly

 

Informations pratiques

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