Comment cultiver son jardin de manière écologique : oubliez les pesticides, choisissez bien les plantes, attirez la faune utile, enrichissez régulièrement le sol, soignez vos plantes...

1- Abstenez-vous d’employer des pesticides.

On trouve dorénavant de nombreux produits ou trucs naturels pour contrecarrer près de 95 % des maladies et parasites communs. Songez aussi à la lutte biologique comme, par exemple, les lâchers de coccinelles contre les pucerons. L’emploi de purins ou de décoctions végétales permet aussi de stimuler la végétation et de contrecarrer les insectes et maladies.

2- Ne manucurez pas votre jardin

...Surtout en automne. En effet, les chaumes et débris végétaux sont d’excellents abris pour la faune en général et les auxiliaires en particulier. Laissez un coin redevenir sauvage, au fond du jardin. Nous y verrez se multiplier, sur les orties ou les molènes, les chenilles pour de superbes papillons ou les hérissons gourmands en limaces et escargots.

3- Choisissez les plantes

... En fonction de votre climat et microclimat, de la nature du sol et des soins que vous comptez leur apporter. Ne méprisez pas les plantes sauvages, indigènes, ou peu améliorées par l’homme. Ainsi, les fleurs doubles n’attirent guère les insectes qui se nourrissent de nectar. En règle générale, ne succombez pas aux achats d’impulsion, non raisonnés.

4- Favorisez la vie sauvage

Nourrissez les oiseaux en hiver, en leur fournissant des abris suspendus contre les murs ou dans les arbres. Évitez également de tailler les haies lorsque les oisillons sont encore au nid.

Offrez le gîte et le couvert aux auxiliaires du jardinier

5- Encouragez la biodiversité

Car elle favorise l’établissement rapide d’un équilibre biologique. De même, les maladies spécifiques se développeront peu ou prou ce qui n’est pas le cas dans les cultures intensives. Mélangez donc ensemble les arbustes et les plantes vivaces, les bulbeuses et aromatiques, les annuelles et les grimpantes…

6- Diversifiez les habitats.

En creusant un simple trou d’eau ou une mare, vous accueillerez et attirerez rapidement toute une faune utile et joyeuse. En conservant un tas de bois, vous constituerez un gîte idéal pour les animaux en hiver. Les murets de pierres sèches hébergent aussi moult insectes, troglodytes cocasses et vifs lézards.

7- Amendez régulièrement votre sol.

Sa richesse en matières organiques est gage de bonne santé pour les plantes qui y puiseront juste ce qu’il leur faut.

L'oeillet d'Inde est une bonne plante compagne de la tomate

8- Employez des plantes compagnes ou répulsives.

Les premières dopent les cultures par leur présence alors que les secondent font fuir les indésirables : œillets d’Inde conte l’anguillule de la tomate, ail et oignons au pied des rosiers, narcisses contre les rongeurs…

9- Soignez vos plantes

... par des tailles appropriées et propices à une bonne aération des touffes, car une atmosphère confinée favorise l’apparition et le développement des maladies cryptogamiques. Délestez-les aussi de leurs fleurs fanées ce qui les soulagera au profit, souvent, d’une refloraison abondante.

10- Contrecarrez les mauvaises herbes

... En généralisant l’emploi des paillis ou mulchs épais (au moins 7 cm d’épaisseur). Vous maintiendrez, du même coup, un bon degré d’humidité du sol.

Retrouvez encore plus de conseils pratiques avec notre fiche conseils sur les 10 gestes de l'écojardinage

Philippe Ferret