Fleur des champs au rouge éclatant et aux pétales fragiles, le coquelicot fait le bonheur des enfants qui confectionnent souvent leur premier bouquet. Il est le symbole de la joie, mais aussi pour certains de l’apaisement.

Il est étonnant que cette fleur très précoce, annonciatrice du printemps, ait reçu une signification douloureuse. Elle le doit sans doute à sa parenté avec celle du safran qui s'épanouit en automne. Aucune symbolique positive ne s'attache à cette plante d'origine orientale. Tout laisse à penser que la symbolique populaire de la couleur jaune a fini par contaminer les crocus printaniers ou automnaux de sa signification malheureuse, comme en atteste deux expressions populaires : "aller au safran " (dépérir de tristesse) et surtout "accommoder son mari au safran", dont le sens est si clair qu'il est vain de le traduire.

Associé dans l'Antiquité à l'enfer et au culte des morts, le cyprès était considéré comme un arbre de deuil, que l'on plantait auprès des tombeaux. L'usage s'est perpétué jusqu'à nous, lui conférant le message chrétien de l'espérance en l'au-delà. En Extrême-Orient, où on le trouve dans les enclos sacrés, l'arbre a, de tout temps, été lié à la notion d'immortalité, en raison de son feuillage toujours vert.

Le dahlia s'appelait le "chichipatli" dans son pays d'origine, le Mexique. Plante vénérée par les Aztèques, le dahlia abondait dans leurs jardins et dans leurs rites religieux. Les bouquets de dahlias sont offerts en signe de reconnaissance.

Parce que sa fleur lui aurait fait penser à un dé à coudre et donc aux doigts, Léonard Fuchs, botaniste suisse, l'aurait appelé "digitale". Elle est aussi surnommé "doigts de la Vierge", "gant de bergère". Elle symbolise l'ardeur et le travail. De ses feuilles, on extrait la digitaline, un poison violent utilisé à faible dose en médecine pour ralentir le rythme cardiaque.

Le dracaena nous vient des îles, il porte aussi le nom d'arbre du dragon, de dragonnier ou encore de sang de dragon, à cause de la couleur rouge de sa sève. Sur l'île de Ténérife (une des île Canaries) pousse le célèbre dragonnier d'Icod de los Vinos, devenu un arbre légendaire. Le dracaena est le symbole de la défense.

L'éphémère symbolise la renaissance. Ses fleurs ne s'épanouissent que le temps d'une journée, mais il y en a toujours de nouvelles prêtes à prendre la relève. Un bouquet d'éphémère équivaut à dire "chaque jour, je vous redécouvre".

L'érable est associé à Phobos, dieu de la peur panique chez les anciens Grecs. Le cheval de Troie aurait été construit en bois d'érable, et les lances romaines étaient faites de ce bois. Les fleurs d'érable symbolisent la réserve et le sens de l'observation. Et sa feuille est le symbole national du Canada.

Le Ficus, arbre se plaisant en intérieur, est d'origine indienne, asiatique et océanique. Ayant une grande symbolique dans la religion bouddhiste, il est le Pipal ou arbre de la sagesse, c'est sous sa ramure que Siddartha (futur Bouddha) médita jusqu'à connaître la Vérité. En Inde, couper cet arbre équivaut à un crime.

La figue est le fruit de la Terre Promise, la Palestine aujourd'hui. Le roi Louis XIV en possédait dans l'orangerie de Versailles. Le figuier est le symbole de la volonté de survivre, la générosité et la richesse naturelle par son fruit si sucré.

La fougère fait partie des premières plantes qui colonisèrent la terre au Dévonien et la préparèrent pour la faune. A l'époque, les fougères arborescentes étaient les "arbres de la forêt". Aujourd'hui, elles existent toujours, mais dans une taille moindre. La fougère est symbole de sincérité, de franchise ainsi que de fascination.

Le fuchsia a été découvert dans les années 1700 par le révérend père Charles Plummier en Amérique du Sud. Il l'a dédia à Léonard Fuchs. Le message délivré par un fuchsia est du style "Je vous aime avec ardeur" ou encore "vous êtes la grâce incarnée".

Dioscoride fait mention du géranium au Ier siècle après J-C pour ses vertus médicinales. Cette fleur exprime un sentiment amoureux, et offrir un bouquet de géraniums signifie « Je suis heureux près de vous ».

On dit que la giroflée fane lorsqu'un membre de la maison meurt. "Fleur de la Sainte-Mère", elle est associée à la Vierge Marie. Jaune, elle est surnommée "bâton d'or". Rouge, elle rappelle la croix des Templiers. Elle est le symbole de la fidélité et la constance dans l'amour ainsi que de la promptitude.

Il fut rapporté d'Afrique australe au milieu du 19e siècle. Cette fleur fut très appréciée à cette même époque par les adeptes des amours clandestines : en été, à l'époque de sa pleine floraison, le glaïeul a généralement assez de calices pour qu'on puisse indiquer un rendez-vous secret en enlevant le nombre de fleurs correspondant à l'heure fixée.

La glycine exprime la tendresse, en bouquet une amitié.

Dans la mythologie grecque, l'hellébore était associé à Chronos, le roi des Titans et père de Zeus. Elle a différentes significations selon sa couleur : blanche c'est une demande en mariage; noire, elle supplie de mettre fin à des tourments; verte, elle interroge le ou la partenaire sur ses sentiments.

Philippe Commerson, botaniste passionné a baptisé l'<i>Hydrangea</i>, Hortensia en 1773. L'histoire ne dit pas si c'est en hommage à une certaine Hortense, mais il l'aurait dédié à Nicole-Reine Lepaute, femme savante de l'époque. Au Japon, un de ses pays d'origine, il est nommé "Gloire du matin". La ville de Nagasaki l'a prit pour emblème en 1968. L'hortensia est une fleur qui symbolise l'indifférence.

Au Moyen-Âge, l'hysope accompagnait tous les repas que ce soit en salade ou dans la sauce des viandes rôties. Elle ajoutait une saveur qu'on peut rapprocher de la sauge et de la menthe. Plante sacrée chez les Hébreux et chez les Chrétiens, elle est utilisée dans les rites de purifications. Elle est le goupillon de l'eau bénite chez les catholiques.

Quel beau nom que celui d'"immortelle". Elle est celle qui ne se fane jamais: elle peut être conservée sèche très longtemps. En cuisine, elle donne un parfum de curry aux plats. Enfin, elle est la fleur qui accompagne les défunts, elle symbolise les regrets éternels.

Iris était la messagère des dieux dans la Grèce antique. Tout naturellement, les iris offerts, avec leurs pétales en forme d'ailes, sont porteurs d'une nouvelle qui, quelle qu'en soit la nature, est heureuse. Au Japon, on prête à cette fleur des vertus purificatrices et protectrices : le 5 mai, il est de tradition de prendre des bains d'iris.

Cette fleur qui pousse spontanément au Moyen-Orient était déjà connue des Grecs, qui l'avaient baptisée "Hyacinthe". La jacinthe orientale fut introduite aux Pays-Bas à la fin du 16e siècle. Pour son parfum et la délicatesse de ses couleurs, les uns en firent l'emblème de la sagesse, d'autres y virent le symbole de la miséricorde de la Vierge - d'où sa présence dans les guirlandes religieuses des peintres flamands. Cette symbolique pieuse trouva sa traduction amoureuse au 19e siècle, où l'on fit de la jacinthe la messagère de l'absolue fidélité.

En Chine, sous les Han, on parfumait le thé, on décorait abat-jour et chapeaux… avec des fleurs de jasmin. Le jasmin est toujours cultivé pour la parfumerie, mais sa récolte n'est pas une mince affaire, car il faut 350 kg de fleurs pour obtenir 1 litre d'essence. Son parfum puissant et oriental est empreint d'une grande sensualité. Cette fleur, dont le nom arabe signifie désespoir, peut aussi refléter les turpitudes amoureuses.

<p>Le <em>Koelreuteria panniculata</em> est aussi nommé savonnier, car on extrayait de son écorce et de ses fruits le savon. En Chine, on plantait un <em>Koelreuteria</em> sur les tombes des mandarins, personnages influents dans le monde intellectuel.</p>

La couronne des Romains était en laurier, elle récompensait les poètes et écrivains des talents, les grands empereurs se la sont appropriés pour son symbolisme : honneur et triomphe. Chez les Grecs, le laurier favorise les rêves prophétiques ; chez les Chrétiens, il symbolise la vie éternel par son feuillage persistant.

On se méfie de cette fleur, même si ses vertus médicinales et purificatrices sont reconnues depuis fort longtemps. Cette méfiance s'explique par l'habitude des vipères aspics à se cacher dans les buissons de grande lavande (d'où son nom de lavande-aspic).

Le lierre grimpant sur les murs les habillent et les protègent des intempéries. S'accrochant avec des crampons, il n'endommage pas les jointures des briques. Il est de ce fait le symbole de l'attachement, et souvent associé à l'expression "je meurs ou je m'attache".
Dans la Grèce antique, le lierre était associé à Bacchus, dieu de la vigne et du vin. Il est porté en couronne lors des Bacchanales.

Il nous est arrivé de Perse, où on le nommait lilak. Le lilas n'a été introduit en France qu'en 1597 et fut très à la mode chez les fleuristes au début du siècle, cette fleur en forme de grappes mauves ou blanches, dont on décorait les maisons des jeunes mariés, célèbre les premiers amours tous empreints d'émotion et de sentiments purs.

D'origine orientale, cette fleur est naturellement majestueuse, ce qui lui valut d'être choisie par Saint-Louis comme emblème du royaume de France. Elle symbolise la pureté, la virginité, l'innocence.

Les pétales découpés du Lychnis lui ont valu de nombreux surnoms comme Croix de Malte et Croix de Jérusalem. Le Roi Louis IX, aussi appelé Saint-Louis pour sa grande piété, l'aurait ramené des Croisades. En Arménie, le lychnis était associé à Astrid, déesse des étoiles. Dans la Rome antique, on lui attribuait des vertus tonifiantes. Le lychnis est le symbole d'une fidélité à toute épreuve.