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Fiches plantes  
Pour connaître tous les secrets des plantes de votre jardin, découvrez nos fiches plantes.

Palmier

Plante exotique qui s’est bien adaptée à nos climats, le palmier est très répandu. En sujet isolé ou dans un massif au jardin, il se plaira bien aussi en pot pour orner balcons et terrasses. Et il fera une très belle plante d’intérieur aux propriétés dépolluantes dans toutes les maisons de France.

Phoenix canariensis

CARACTÉRISTIQUES
Hauteur à maturité : 10-15 m
Origine : Iles Canaries
Rusticité : semi-rustique
Humidité du sol : normal
Exposition : soleil, mi-ombre
Couleur feuille : vert
Feuillage : persistant
Niveau de soin : très facile
Arrosage : normal
Période de plantation : Toute l'année hors période de gel

En extérieur ou en intérieur

Le palmier n’est pas un arbre. Sa tige est un stipe, elle est non ramifiée, sauf chez le palmier doum Hyphaene thebaica. Elle a un diamètre constant du sol à la cime, de longues et grandes feuilles ou palmes se dressent en bouquet à son sommet. Le palmier atteint à maturité une taille très variable selon l’espèce et le climat : de 2 m à plus de 20 m. Au jardin, il sera du plus bel effet en sujet isolé ou associé à un massif. Ses fleurs réunies en grappes denses pendantes sont entourées de bractées coriaces.
En France, la zone propice à l’installation et à la culture de palmiers en plein air et en pleine terre s’étende de Menton à Saint-Raphaël, comme à Nice, où la célèbre ‘Promenade des Anglais’ est bordée par plus de 800 palmiers.
En intérieur, le palmier appréciera une température constante de 20 à 26°C et une hygrométrie de 80 à 85%. On lui réservera une place près d’une fenêtre exposée à l’est ou à l’ouest. Les palmiers font partie des plantes dépolluantes ; ils luttent contre le formaldéhyde, l’ammoniac, la pollution émise par les photocopieuses, les imprimantes, les feutres et les marqueurs.

Quelques attentions

Le palmier a besoin d’un sol très drainant : une couche de graviers au fond du trou de plantation ou du bac est indispensable. Il aime les terres fertiles et profondes. En pleine terre, on plantera le palmier à mi-ombre dans un mélange d’un tiers de terre de jardin, un tiers de sable de rivière et un tiers de tourbe blonde. En pot d’appartement, des billes d’argiles au fond et du terreau suffisent.
Rustique (de -4C à -18°C), le palmier aura besoin dans certaines régions à hivers rigoureux d’une protection hivernale. Le feuillage est ramené au milieu pour le refermer sur lui-même et le tout est entouré d’une ou plusieurs épaisseurs de voiles d’hivernage. Les parties vitales du palmier, bourgeon et feuilles centrales, sont ainsi protégées. On protégera aussi les racines des jeunes plantations et des palmiers en pot par un épais paillage.

Deux espèces répandues

Le palmier à chanvres (Trachycarpus fortunei) ou palmier de Chine est apprécié pour son aspect exotique et sa résistance au froid. Les feuilles sèches persistent longtemps sur le palmier lui faisant comme une ‘jupe’. Des panicules de petites fleurs jaunes précédent l’apparition de grappes de petits fruits bleu foncé. On cultive le palmier à chanvres en extérieur en région parisienne voire plus au Nord car il est rustique jusqu’à -18°C. Il n’apprécie pas beaucoup les climats trop chauds et secs. Ce palmier peut être cultivé en isolé, en massif, en serre froide et en bac.

Le phœnix des Canaries (Phoenix canariensis) est aussi appelé dattier des Canaries et palmier des Hyères. Comme son nom l’indique, il est originaire des îles Canaries. Il atteint une hauteur de 15 à 20 m à maturité et aime les expositions ensoleillées. Ses grandes feuilles vert foncé sont coriaces. Ce palmier supporte le vent et la sécheresse en sol riche. En période estivale, il réclame des arrosages copieux. On le cultive en pleine terre dans les jardins de la Côte d’Azur et dans les jardins protégées du littoral atlantique. Il est rustique jusqu’à -8°C. Il est adapté à une culture en bac et a sa place sous une véranda ou dans une pièce très lumineuse.

Deux espèces originales

Le palmier bleu (Brahea armata) nous vient de Californie et du Mexique. Atteignant 10 à 12 m, il préfère une exposition ensoleillée. Ses grandes feuilles gris bleuté, épaisses et coriaces sont recouvertes d’une fine couche blanchâtre. Les fleurs sont couleur ivoire et apparaissent de juin à septembre. Le palmier bleu apprécie un climat sec et un sol calcaire. On le plantera en sujet isolé au jardin ou en bac pour une terrasse ou un balcon.

Le palmier à queue de poisson (Caryota mitis) nous vient d’Australasie et d’Asie tropicale. Ses feuilles en éventail très découpées rappellent la queue d’un poisson, elles sont disposées en spirale dans la partie supérieure du stipe. Ce palmier est capable de pousser en sol mal drainé, voire même très humide. Il peut être cultivé en bac sur une terrasse, un balcon, sous une véranda ou dans la maison.

Quelques précautions

Attention à ne jamais couper le bourgeon terminal (c’est ce qui est commercialisé sous le nom de « cœur de palmier »). C’est la mort du palmier assurée, car aucun autre bourgeon ne prendra le relais. En règle générale, on ne taille pas le palmier, la coupe laisse des blessures qui représentent pour les parasites des portes d’entrée toutes trouvées. Mais si vous n’appréciez pas le charme des feuilles sèches pendantes, ou que vous redoutez le moment où ce lourd feuillage chutera, vous pouvez les supprimer. En extérieur, pour les très grands sujets, il est plus sage de s’adresser alors à un professionnel.
On apportera régulièrement à la plante un engrais bien décomposé. En conteneur, l’apport d’engrais liquide se fait tous les 15 jours, d’avril à octobre. L’arrosage est copieux et fréquent durant les périodes de fortes chaleurs. En automne et en hiver, veillez à ce que les racines ne soient pas inondées par de l’eau en stagnation.

Palmier malade ?

Si vous observez un desséchement du bout des feuilles chez votre palmier, c’est que celui-ci souffre d’un manque d’eau. Si les feuilles sont jaunes, cela est du à la présence de calcaire dans son sol ou à une carence en oligo-éléments, procédez alors à un rempotage. Les feuilles peuvent aussi être brûlées par un soleil direct, un store ou un rideau devant la fenêtre résoudra le problème. Un excès d’eau est néfaste au palmier dont les racines s’asphyxient et pourrissent.

Attention à la maison

Les palmiers d’intérieur sont plus sensibles aux attaques de cochenilles et d’araignées rouges qui se manifestent en atmosphère chaude et sèche, prévenez leur apparition en vaporisant régulièrement les feuilles. Dans le premier cas, vous observerez des carapaces brunes ou un feutrage blanc au dos de la feuille contre la nervure principale ; dans le second cas, des petites bêtes vert clair agglutinées sur les nervures des feuilles. Débarrassez vous des cochenilles grâce à son prédateur naturel : la Cryptolaemus, une coccinelle australienne noire à points blancs, ou grâce à des pièges à mâles (attirés par des phéromones, ceux-ci se retrouvent collés sur le piège). Et contre les pucerons, pulvérisez de l’eau savonneuse, ou un mélange eau et huile d’olive qui en plus, nourrira votre plante. Une solution bio et efficace !

Gare aux champignons

Quand l’humidité ambiante est élevée, et la température inférieure à 13°C, les champignons se développent et envahissent le palmier. Celui-ci peut alors être victime du botrytis qui marque les feuilles de taches rondes et brunâtres. Pour lutter contre ce champignon, il faut supprimer les feuilles basses les plus atteintes et dégager les racines – ce parasite aime les endroits confinés et humides. Si malgré cela, le développement du parasite ne semble pas régresser, le recours à la bouillie bordelaise à la mi-mars peut s’imposer. Respectez les doses pour un usage bio.
De la pourriture peut aussi apparaître au niveau des racines et du collet, mais également du cœur, le traitement est alors le même que pour le botrytis.

Un dangereux papillon

Cultivé en extérieur en région PACA et en Languedoc-Roussillon, le palmier subit les attaques d’un redoutable papillon : le Paysandisia archon. Prenant le palmier pour hôte, la larve de ce lépidoptère se développe dans le stipe, dévorant l’intérieur. Le palmier est alors condamné. La larve se transforme en papillon quitte l’arbre et va pondre ailleurs. Les symptômes : les feuilles jaunissent se dessèchent et tombent. Dans le cas d’attaques très graves, il faut détruire le palmier. Ce papillon étant une réelle menace pour tous les palmiers, il est utile de contacter le service de protection des végétaux dans ces régions du Sud.

Un peu de botanique

La famille des Palmacées ou Acéracées regroupe plus de 2800 espèces réparties dans 226 genres, elle est apparue sur Terre il y a 85 millions d’années et aujourd’hui, les palmiers peuplent à travers toute la planète des milieux très divers : de la savane africaine aux mangroves des Indes et de la Floride, en passant par les déserts du Sahara, la cordillère des Andes et la forêt amazonienne ou asiatique. En fait, ils couvrent toute la zone intertropicale de la planète.
Le palmier n’est pas un arbre au sens botanique du terme. Contrairement aux vrais arbres, il grandit en hauteur une fois qu’il a atteint son diamètre maximal.
Les dattiers et les cocotiers sont aussi des palmiers. A lui seul le palmier fournit nourriture, boisson, matériaux, produits de soin et d’hygiène.

Nos coups de coeur

Cocotier du chili

Le plus gros de tous les palmiers !

Palmier à chanvres

Un palmier très rustique (jusqu'à -18°C) surmonté d'une large couronne de feuilles vert foncé.

Palmier nain 'Vulcano'

Cette forme miniature du Chamaerops humilis provient de la petite île Vulcano, au nord de la Sicile.

Palmier d'intérieur

Les palmiers d'intérieur apporte une touche d'exotisme et assainissent naturellement l'air à l'intérieur des pièces.