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Fiches plantes  
Pour connaître tous les secrets des plantes de votre jardin, découvrez nos fiches plantes.

Genévrier

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Le genévrier (Juniperus) présente diverses formes : soit un arbre érigé, soit un arbuste très bas. Ses feuilles vertes, dorées ou argentées ne passent pas inaperçus au jardin comme en pot, au balcon. Peu frileux, il saura trouver sa place même dans les régions les plus froides de France.

Juniperus x squamata 'Blue Star'

CARACTÉRISTIQUES
Hauteur à maturité : 0,6 m
Largeur à maturité : 1 m
Rusticité : rustique
Composition du sol : calcaire, sableux
PH du sol : neutre, alcalin
Humidité du sol : sec
Exposition : soleil, mi-ombre
Utilisation en jardin : massif, rocaille, couvre-sols, isolé, bac
Utilisation pour la maison : terrasse
Couleur feuille : vert, bleu
Feuillage : persistant
Période de plantation : Toute l'année (hors gel)
Niveau de soin : très facile
Arrosage : sec
Utilisation : jardin
Fruits : pas comestible

Couvre-sol ou arbre

Le genévrier est un conifère aux ports divers : colonnaire, conique ou arrondi, bas et étalé, ou même rampant chez le genévrier de Pfitzer. Arbre de 20m de haut sur 2 à 3m de large, le genévrier peut aussi être un arbuste étalé de 1 à 5m de haut, pour un étalement de 3-5 m. Sa croissance lente est compensée par une grande longévité.
Rampant, c’est un arbuste couvre-sol parfait en particulier pour les talus rocailleux et sec : associez-y un genévrier avec des cotonéasters et des millepertuis pour un effet garanti. Au jardin, il peut être planté en sujet isolé ou dans un massif. Les plus petits peuvent former des bordures ou garnir une potée. Certaines espèces peuvent même être cultivées en bonsaï. Celles qui s’y prêtent le mieux sont le genévrier de Chine ou Juniperus chinensis “Shimpaku” et le genévrier rigide ou Juniperus rigida, le " Tosho ", qui ressemble au genévrier commun.
Très rustique, le genévrier ne craint pas le froid, c’est un habitué des climats frais des plaines et d’altitude sous 600m.

Brève description

Son bois rose ou rouge brun est odoriférant, comme celui du cèdre ; son écorce exfolie en longues bandelettes. Son feuillage est persistant, piquant et aromatique au froissement. Ses feuilles sont vert très foncé, vert de gris ou vert argenté. Certaines sont des écailles, d’autres des aiguilles, groupées par 2 ou 3 sur la même pousse. Ses fruits globuleux et charnus ressemblent à des baies, noir bleuté ou rougeâtres.

A sa place

On réservera au genévrier une place ensoleillée ou sous une légère ombre. On le plantera, en août-septembre, dans un sol bien drainé, sablonneux, indifféremment riche ou pauvre. Les différentes espèces et variétés ont des exigences de sol différentes. A chaque sol, son genévrier. Par exemple, Juniperus horizontalis n’apprécie pas les sols calcaires ou très secs alors que Juniperus × medi< y pousse très bien. Dans les jardins de bord de mer, on choisira le genévrier commun Juniperus communis que l’on plantera à plus de 250 m du rivage. Le genévrier des rivages Juniperus conferta y fera également un très bon couvre-sol. Pour les jardins de montagne et les sols calcaires, on privilégiera le genévrier sabine Juniperus sabina.

Peu d’entretien

Pour conserver à votre genévrier une belle forme et limiter son développement, vous pouvez tailler ses rameaux. Toutefois, faites-le le moins possible et surtout ne touchez jamais la cime. Tous les avrils, on apportera à la terre durant les quatre premières années un engrais ‘spécial conifères’.

Genévrier attaqué ?

Le feuillage du genévrier est décoloré, son vert vire au gris argenté, de petites toiles d’araignée se forment au bout des feuilles ? Votre genévrier est attaqué par des araignées rouges. Ces acariens détestent l’humidité, nettoyez la plante à grande eau. Et adoptez quelques coccinelles rouges, elles sont très friandes de ces acariens, comme des pucerons qui eux aussi peuvent se propager sur la plante.
Les attaques de cochenilles se remarquent encore plus facilement : les insectes s’enferment dans une carapace brune ou sous un feutrage blanc, au dos de la feuille contre la nervure principale et excrètent un miellat qui finira par attirer des champignons. Pour s’en débarrasser sans produit chimique, trois solutions : se procurer son prédateur naturel, la Cryptolaemus, une coccinelle australienne noire à points blancs ; utiliser un piège à mâles (attirés par des phéromones, ils se trouvent collés sur le piège) ou encore un mélange à pulvériser composé à parts égales de bière, d’alcool à brûler et de vinaigre (traitement à réserver aux feuilles les plus coriaces !).
Autres bestioles susceptibles de s’en prendre au genévrier : les mineuses, des chenilles qui creusent de petites galeries brunâtres dans le limbe, visibles sur le dos de la feuille. Elles se protègent dans une cuticule cireuse, il est donc difficile de s’en débarrasser. Il n’existe pas de traitement, le mieux étant de couper et de brûler les feuilles atteintes au fur et à mesure.

Genévrier malade ?

Le pourridié, un champignon, fait des ravages dans le système racinaire avant de remonter le long du tronc. En fournissant à la plante des éléments nutritifs et en taillant ses rameaux atteints, le genévrier trouvera la force de combattre par ses propres moyens cette intrusion.
La rouille est une maladie à ne pas négliger. Elle est provoquée par divers champignons et se développe principalement du début du printemps jusqu’à la fin de l’été. Des pustules apparaissent sur les feuilles, elles éclatent en laissant s’échapper une poussière de spores rougeâtres ou brunes : un moyen sûr de contaminer les plantes voisines ! Le genévrier peut survivre à une attaque de rouille, le pire qui peut lui arriver est de perdre toutes ses feuilles. Ce qu’il faut absolument éviter c’est la propagation de la maladie. Ainsi, supprimez et brûlez les parties de la plante présentant les marques de rouille dès son apparition. Il existe également des pesticides bio contre cette maladie à utiliser en préventif comme en curatif.
Le bupreste Palmar festiva est un coléoptère qui s’attaque au genévrier et au thuya. Il pond ses œufs sous l’écorce et les larves se nourrissent du bois de l’arbre. C’est bien évidemment dans les haies de genévriers que l’insecte fait le plus de dégâts. Si votre genévrier présente des boursouflures au niveau de l’écorce des rameaux et du tronc, principalement au départ des branches, et si vous constatez des trous de forme ovale de 3 à 5 mm de diamètre, et des galeries sinueuses remplies de sciure sous l’écorce, c’est que votre arbre est attaqué par cet insecte. Il n’y a malheureusement aucun remède, même les traitements chimiques se sont révélés impuissants. Brûlez les sujets atteints et replantez une haie d’une autre essence.

Un peu de botanique

De la famille des Cupressacées, le genre Juniperus compte une soixantaine d’espèces d’arbres ou d’arbustes persistants, originaires de l’Hémisphère Nord où il est répandu. Les baies de genièvre (Juniperus communis) parfument le gin ou la choucroute.

Nos coups de coeur

Genévrier 'Blue Carpet'

Port tapissant, bien étalé. Rameaux courts et rigides, teintés d'un beau bleu argenté. D'une croissance assez rapide.

Genévrier 'Blue Star'

Conifère nain tapissant et compact, très dense. Feuillage bleu acier avec des jeunes pousses dorées printanières.