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Fiches plantes  
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Camélia

Fleur d’automne, d’hiver ou de printemps, le camélia donne des couleurs rosés au jardin durant la moitié de l’année. Au jardin, ce petit arbre garnira un massif ou un sous-bois, lieu où il trouve l’ombre dont il a besoin. Tenant bien en bac et en pot, il aura sa place sur les balcons et les terrasses.

Camellia japonica 'Nicky Crips'

CARACTÉRISTIQUES
Hauteur à maturité : 1 m
Largeur à maturité : 0,8 m
Rusticité : rustique
Composition du sol : terre de bruyère
Exposition : soleil, mi-ombre
Utilisation en jardin : massif, sous-bois, isolé
Feuillage : persistant
Couleur des fleurs : rose pâle
Période de floraison : février à mars
Période de plantation : Toute l'année (hors gel)
Niveau de soin : facile
Saison d'intérêt : hiver
Arrosage : modéré

Partout au jardin

Etant presque aussi large que haut (1 m environ), il est courant de tailler le camélia en buisson. Sous cette forme, il trouve sa place au jardin dans les massifs et les sous-bois, mais aussi comme couvre-sol ou en sujet isolé. Par sa croissance lente, il tient très bien en bac, voire en pot pour les variétés naines, ce qui lui permet de garnir terrasses et balcons.
On peut également choisir de le palisser contre un mur, il pourra alors pousser en colonne ou en espaliers sur un treillage.

Des fleurs la moitié de l’année

Le feuillage du camélia est persistant et vert brillant. Ses fleurs sont doubles, semi-doubles ou simples, de type anémone, pivoine ou rose. Elles s’affichent dans les tons rouges, roses, jaunes ou blancs ; chez certains cultivars, les étamines jaunes tranchent sur le rose des pétales. La floraison est généreuse, parfois précoce. Avec différentes espèces de camélias, on peut bénéficier de six mois fleuris au jardin avec une floraison qui s’échelonne de septembre à mai.

Ses exigences

Le camélia fait partie des plantes de terre de bruyère. Il aime les sols bien drainés, riches et légèrement acides ; certaines de ses espèces tolèrent des terres neutres – comme Camellia japonica – et d’autres des terres légèrement calcaires (pH compris entre 7,5 et 8) – comme Camellia sasanqua.
Au jardin, on lui réservera une exposition à mi-ombre ou totalement à l’ombre – certaines espèces tolèrent tout de même le plein soleil – et on l’abritera des vents froids. Le camélia préfère les climats tempérés, doux et humides, à très faibles et courtes gelées hivernales. Gelées qu’il saura supporter, puisque la plupart de ses espèces sont assez rustiques (jusqu’à -15°C), quelques espèces ne sont pas rustiques et craignent des températures inférieures à 7°C, comme la variété Camellia japonica ‘Mrs D.W. Davis’.

Bien démarrer

La période de plantation idéale s’étale de novembre à mars. Elle peut s’effectuer sans problème en pleine floraison, période qui permet, qui plus est, de juger de la couleur des fleurs au moment de choisir la plante. On plantera le camélia dans un trou plus large que profond, par exemple : 50 cm de profondeur sur 1 m de largueur.
Il est possible de planter un camélia dans son jardin même si le terrain est argileux. Il faut pour cela lui créer une plante bande : dans un grand bac enterré dans le sol et rempli de terre de bruyère. Il s’y plaira durant de nombreuses années.

Entretien facile

La taille chez le camélia n’est pas indispensable. Elle sera superficielle, ‘de nettoyage’ pour mettre en forme après la floraison, ou sévère si l’on souhaite rajeunir l’arbre. On prendra d’ailleurs l’habitude de supprimer les fleurs fanées.
On lui donnera peu d’engrais, et surtout jamais de fumier. En pot, cet apport évite des rempotages trop fréquents. Chaque année, juste après la floraison, un apport d’engrais pour plantes de terre acide stimule la formation de nombreux boutons.
L’arrosage est modéré, et vise en été à garder une humidité constante. Attention aux excès d’eau qui entrainent l’apparition de pourriture sur les racines.

Bien passer l’hiver

En hiver, on le débarrassera de la neige qui est au contact de ses feuilles. En pot, les racines du camélia restant proches de la surface on restera vigilant lors des gelées, mais également des sécheresses. En pleine terre, la base du camélia sera soigneusement paillée pour l’aider à passer l’hiver. Ce paillage s’effectuera dès l’automne dans la moitié est de la France et les régions pyrénéennes. En climat froid, on ira même jusqu’à emmailloter le pied d’un voile protecteur. Après un hiver rigoureux, on rabattra les rameaux gelés.

Camélia malade ?

S’il est en pot, un camélia qui jaunit est un camélia qui a besoin d’un rempotage. Le meilleur mélange de terre est alors : environ la moitié en terre de bruyère et le reste en tourbe brune ou terre de rempotage. En pleine terre, les feuilles jaunes sont signes de chlorose due au contact des racines avec une terre calcaire. Il faut alors transplanter le camélia dans un substrat acide.
Attention aux cochenilles, ces petits insectes piqueurs et suceurs de sève qui affaiblissent très vite le plus vigoureux des arbres. Vous les reconnaitrez facilement : les insectes s’enferment dans une carapace brune ou sous un feutrage blanc, au dos de la feuille contre la nervure principale et excrètent un miellat qui finira par attirer des champignons. Pour s’en débarrasser sans produit chimique, trois solutions : se procurer son prédateur naturel, la Cryptolaemus, une coccinelle australienne noire à points blancs ; utiliser un piège à mâles (attirés par des phéromones, ils se trouvent collés sur le piège) ou encore un mélange à pulvériser composé à parts égales de bière, d’alcool à brûler et de vinaigre (traitement à réserver aux feuilles les plus coriaces !). Le camélia est, avec le magnolia et le rhododendron, une plante sensible au Pestalozzia, un champignon aux effets dévastateurs. Il entraine une défoliation complète de la plante. Défoliation qui peut être stoppée par des fongicides de synthèse, à pulvériser sur la plante. De l’engrais ‘Spécial terre de bruyère’ apporté régulièrement à la plante permet d’éviter l’apparition du champignon.

Un peu de botanique

De la famille des Théacées, le genre Camellia compte 300 espèces, qui poussent naturellement en Asie du Sud-Est, au Japon et en Indochine. Les camélias de nos jardins sont issus de l’espèce Camellia japonica originaire de Chine et arrivée en Europe au début du XVIIIème siècle.
De ses feuilles séchées, on fait du thé (Camellia sinensis est d’ailleurs communément appelé ‘thé’) et des graines on extrait une huile pour la cuisine et les cosmétiques.

Un peu d’histoire

Linné rendit hommage à Georges-Joseph Kamel, missionnaire jésuite, pharmacien, médecin et botaniste autrichien en 1737 en nommant le Camellia. Le Père Kamel prendra aux Philippines le nom de Père Joseph Camelli, devant se faire passer pour un Espagnol. Il consacra sa vie aux Philippines à rendre cette île indépendante des importations européennes en pharmacie. C’est à lui que l’on doit la description et les dessins de la flore philippine.
Et comment ne pas évoquer ‘La dame aux camélias’ d’Alexandre Dumas fils, l’histoire d’une femme qui exprimait ses sentiments et ses émotions par la couleur de la fleur de camélia qu’elle portait en bouton.

Nos coups de coeur

Camélia d'automne 'Hiryu'

Une très bonne variété d'automne, vigoureuse et compacte au beau feuillage vert foncé.

Camélia 'Silver Waves'

La floraison, de mi-saison, s'étale généreusement de mars à mai.

Camélia 'Mimosa Jury'

Variété très élégante aux fleurs rose dragée, doubles, imbriquées, apparaissant de février à avril.

Camélia 'Robert Lasson'

Le Camellia japonica 'Robert Lasson' est très original par ses fleurs bicolores, rouges et blanches. Les tâches rouges sont aléatoires.

Camélia d'automne 'Early Pearly'

Le Camellia 'Early Pearly' possède des fleurs doubles imbriquées d'un blanc immaculé.