Lors d'une reconversion au jardinage biologique, voire écologique, le jardinier en vient immanquablement à se faire de précieux alliés parmi les insectes qu'il tente alors d'attirer et de loger sur place. Bien sûr, durant les beaux jours, ces animaux profiteront de toutes sortes de nourritures terrestres, nectars, mais surtout pucerons, araignées, altises… donc autant de prédateurs dont ils nous débarrassent allègrement.

Pour les en remercier, et leur faire passer un bon hiver, s'assurer qu'ils seront bien là l'année prochaine, rien de tel qu'un abri tout spécialement conçu pour accueillir une grande partie d'entre eux.

Commencez par récupérer des planches pour constituer une base, un cadre et un toit (indispensable) pour maintenir l'ensemble tout au sec. Au besoin, employez des palettes superposées et étanchéifiez le tout avec un film plastique. Surélevez le tout afin d'obtenir un "vide sanitaire" gage de protection supplémentaire contre l'humidité.
Installez des étagères puis cloisonnements comme pour un meuble de rangement.

Remplissez ensuite chaque alvéole d'éléments divers et variés :
- Des briques creuses remplies de sable ;
- Des branches d'arbre ou rondins percés de trous à l'aide d'une chignole ;
- Des fagots de petit bois ;
- Des bottes de tiges creuses comme celles des persicaires (Polygonum) ou des bambous ;
- Des petits pots de terre cuite remplis de paille ou de foin ;
- Des pommes de pin ;
- Des tubes remplis de carton ondulé ;
- Des tuiles empilées en sandwich avec les gravillons.

Fabriquez un hôtel à insectes

Installez le tout contre un mur bien exposé, en situation dégagée, bien aérée. Vous prendrez plaisir à compter le nombre de vos locataires, à observer le trafic ainsi généré durant toute la belle saison, vous frottant les mains par avance de la satisfaction de reconstituer une chaîne alimentaire ô combien efficace et profitable.

Dans le jardin, il est aussi très important de ne pas être trop maniaque et de laisser ainsi sur place nombre de végétaux flétris qui serviront alors de refuge.
De même, ne taillez pas les touffes de népétas, par exemple, car elles hébergent sans doute de nombreuses coccinelles prêtes à bondir, dès le printemps, sur le moindre puceron des alentours.