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Comment désherber un jardin bio ?

Même sans vouloir un jardin au carré, et en acceptant de conserver quelques adventices moins gênantes ou plus jolies, le désherbage fait partie intégrante du travail du jardinier, aussi bio soit-il ! Et heureusement, des astuces existent pour désherber proprement un jardin, ainsi que des produits qui, enfin, ne sont pas nocifs pour notre environnement ! Quant au désherbage manuel, … c’est encore lui le meilleur !

Le désherbage manuel

Demandant de longs efforts et de la patience, c’est la méthode la plus propre qui existe, mais certainement la plus énergivore !
Le désherbage se pratique avant la montée en graine des plantes, pour éviter les semis spontanés. Travaillez de préférence le matin, par une journée ensoleillée, les adventices laissées au sol pourront sécher avant de servir de paillage et leurs racines ne pourront reprendre. La période dépend des plantes : le rumex se supprime entre le printemps et le début de l’été, chardon et liseron au printemps, chiendent en été, ronces à la fin du mois de juin.

Pour arriver à arracher les racines pivotantes des pissenlit, chardon et autres, un couteau à désherber est très utile.

Sarclage

Houe, binette, ratissoire, sarcloir, sont les outils adaptés au désherbage, mais ils présentent l’inconvénient de trancher, et donc le risque de multiplier certaines adventices qui repoussent facilement à partir d’un bout de rhizome. Dans ce cas il est préférable d’utiliser une grelinette qui va tirer sans trancher.

Le binage

Autour des plantations, pour aérer la terre et permettre à l’eau, d’arrosage ou de pluie, de mieux pénétrer, se réalise le binage. Un proverbe bien connu nous dit d'ailleurs “Un binage vaut deux arrosages”. En même temps que l’on casse la croûte du sol, on déracine les jeunes adventices qui font concurrence à nos plantations.

À la main

À la main, il est nécessaire de tirer doucement, afin que toute la racine vienne. Agir après une période pluvieuse est conseillé, la terre étant plus meuble la tache est plus facile. À chaque travail de la terre, profitez-en pour supprimer toutes les racines que vous trouvez, et réalisez avant les plantations ou semis un faux semis, efficace pour vous débarrasser d’un grand nombre d’adventices.

La méthode du faux-semis

Préparez le sol une quinzaine de jours avant vos semis, durant une période où les températures sont assez clémentes : désherbez, travaillez la terre afin qu’elle soit fine et meuble, puis arrosez ( ou attendez la pluie, pas trop longtemps ! ). Un temps doux et cette humidité bienvenue vont favoriser la levée des graines présentes en nombre dans le sol. Lorsque les plantules apparaissent, jeunes et fragiles, passez le râteau pour les déloger.

Les alternatives

En prévention

  • Les engrais verts : employés pour apporter certains éléments au sol, l’aérer par leurs racines, ne pas laisser nue la terre, ces engrais verts agissent également pour prévenir la pousse des adventices en ne leur laissant tout simplement pas la place !
  • Le paillis : efficace seulement en couche épaisse, il permet également de garder plus longtemps l’humidité du sol. Un paillage de feuilles mortes broyées ou autre paillis végétal, mis en couche de 20 cm sur le sol une fois les cultures d’été nettoyées, va étouffer les adventices.

Les méthodes propres, quoi que ..

  • L’eau de cuisson est une méthode couramment employée pour désherber. Ce liquide, salé et versé bouillant, va détruire les plantes touchées. Faisable seulement sur une petite surface, il ne faut cependant pas en abuser car le sel accumulé dans le sol n’est pas bénéfique, ni la chaleur intense. Quant à l’eau de cuisson des pommes de terre ou des pâtes, c’est l’amidon qu’elle contient qui est efficace pour supprimer des indésirables. Il n’est pas utile de l’utiliser chaude, vous pouvez même le garder pour l’utiliser au besoin.
  • Le sel : une fausse idée écologique. Certes très efficace, le sel va également détruire les micro-organismes présents dans le sol.
  • Le désherbage thermique : chauffées à une forte température, qui remonte jusqu'au système racinaire et fait exploser les cellules, les plantes meurent. Éviter cette méthode en période de sécheresse. Cette méthode utilisant le gaz n’est pourtant pas si écologique que ça.
  • Le vinaigre blanc : verser directement du vinaigre au cœur de la plante, dilué à 50% dans de l’eau, additionnée de savon noir pour plus d’adhérence aux feuilles. Cette méthode ne peut être utilisée que ponctuellement, par touches, car elle demande de la précision et de la patience ! Le vinaigre est un oxydant. Les oxydants, lorsqu’ils sont mélangés à de l’eau, pénètrent dans les cellules végétales qui absorbent cette eau, et les brûlent de l’intérieur. Les oxydants sont plus ou moins rapidement biodégradables, mais ils sont néanmoins à utiliser avec précaution, car ils ne sont pas inoffensifs, loin de là. Le vinaigre va progressivement acidifier le sol et à forte dose il détruit les micro-organismes présents dans le sol. Parmi les oxydants les plus connus nous avons le chlore, l’eau de javel, les acides : chlorhydrique, sulfurique et autres, qui sont par trop agressifs, et plutôt dangereux à utiliser !

Les bonnes astuces

  • La chaux ou la cendre de bois : utile pour supprimer la mousse dans le gazon.
  • Le purin d’ortie pur : non dilué, le purin d’ortie brûle les végétaux.
  • La privation de lumière : c’est un bon moyen de tuer une plante. Au bout de quelques jours, après une phase où elles perdent toute leur chlorophylle, elles meurent. Attention toutefois aux plantes qui s’étendent par des stolons ou un rhizome traçant, comme les orties ou le chiendent. Il est possible d’utiliser une bâche noire, ou encore des cartons.

Les produits de biocontrôle

L’acide pélargonique : cet extrait de géranium a un effet herbicide de par son action destructrice de la “peau” qui recouvre et protège tiges et feuilles des végétaux. Cette protection détruite, la plante n’a plus rien pour l’isoler des effets des U.V et va mourir très rapidement.

Les produits à base d’acide pélargonique tels que l’Herbistop de Clairland s’utilisent sur les adventices mais aussi sur les mousses car il est non sélectif. La pulvérisation se réalise par temps sec, à une température douce, environ 15°. Une fois le traitement effectué et l’emplacement sec, il n’y a aucun risque d’intoxication pour les animaux et des plantations peuvent s’effectuer en place immédiatement.