Un vieux mur décrépit défigure votre jardin ? Pensez à la bignone pour le masquer élégamment et le couvrir de nombreuses fleurs en été. Rustique, cette grimpante aura sa place dans toutes les régions et passera l’hiver sans souci avec un peu d’aide. Avec la variété ‘Indian summer’, la bignone est à la portée de tous, même en pot sur un balcon du Nord.

Campsis grandiflora

Garage ou vieux tronc à cacher

La bignone est une plante à grand développement, elle couvrira presque entièrement un abri de jardin, un garage ou toute autre construction peu esthétique exposée au soleil. Tout comme elle garnira treillage, grillage, vaste pergola, vieux troncs ou encore talus. On peut la conduire pour un port dressé – son bois est suffisamment robuste pour supporter le poids de la plante – ou la laisser retomber.
Cette liane s’accroche à son support par des racines grimpantes (comme le lierre) très vigoureuses. Elle a besoin d’un support assez solide. Certaines variétés ont besoin d’être palissées, car leurs racines-crampons ne sont parfois pas assez nombreuses ou pas assez fortes. La taille de la bignone à maturité varie selon l’espèce de 5 à 10 m.

De gros bouquets de fleurs

La bignone embellit le jardin de ses très nombreuses fleurs durant tout l’été, et même pendant l’automne pour les espèces les plus tardives. C’est la quantité de soleil qu’elle reçoit en été qui conditionne l’abondance de sa floraison. A l’extrémité des rameaux apparaissent de gros bouquets de dix à quinze fleurs orange, jaunes ou rouges, en trompette. La bignone à grandes fleurs, Campsis grandiflora porte bien son nom puisque ses corolles peuvent atteindre une longueur de dix cm pour un diamètre de sept.

Qu’il fasse chaud ou froid

Rustique en règle générale, la bignone résiste, selon l’espèce, plus ou moins au froid. Ainsi, la bignone à grandes fleurs fleurit bien dans les régions aux hivers doux et aux étés ensoleillés. En région parisienne, on préférera la bignone commune – ou jasmin de Virginie – Campsis radicans, qui résiste très bien aux hivers rudes (jusqu’à -15°C), mais si l’été manque de soleil, elle aura moins de fleurs.
Par contre, et cela est vrai pour toutes les espèces, les quarante derniers centimètres des branches se retrouvent chaque hiver séchés par le froid. Cela n’affecte en rien la vigueur de la plante, il suffira de les couper si elles sont accessibles, sinon de nouvelles pousses viendront les recouvrir. En hiver, on protège la bignone des grosses gelées pour un paillage à son pied.

Ses besoins

La bignone aime être au soleil et avoir chaud, voire même très chaud. Elle est à sa place contre un mur orienté plein sud ou à l’ouest, à l’abri des grands froids. Dans les zones à climats doux, elle tolère la mi-ombre sans souci.
Toute bonne terre de jardin, fraîche l’été et pas trop humide en hiver, lui convient parfaitement. On la plante au printemps, en prenant soin d’incliner la motte vers son futur support. Au fond du trou de plantation, on prépare une couche de drainage : graviers grossiers et tessons de tuile par exemple. On recouvre la couche d’un mélange de terreau (mais peu) et de terre de jardin. Comme toutes les grimpantes, la bignone aime avoir le pied au frais, une tuile ou une planchette lui fournira l’ombre nécessaire.

Une variété à découvrir

La nouvelle variété de ‘Indian Summer’ peut fleurir dans toutes les régions de France même dans les jardins du Nord et cela, dès le premier été, et ensuite régulièrement chaque année. Elle est très florifère avec des bouquets de 15 à 25 fleurs orange et saumonées à l’intérieur. Et elle fleurira même par manque de soleil. Elle est compacte ce qui lui permet de tenir en pot ou en bac sur un balcon ou une terrasse. Les horticulteurs ont réussi là une merveille à vite adopter au jardin.

Quelques gestes d’entretien

On peut laisser la bignone pousser sans taille mais elle finira par devenir un inextricable fouillis envahissant. En février-mars, supprimez au sécateur les branches mortes, faibles et mal placées, ou dégagez le centre de la plante ce qui lui donnera plus d’air et de lumière, elle n’en fleurira que mieux. On peut tailler les pousses de l’année précédente à deux-trois bourgeons de leur départ au début du printemps. Conservez des branches principales et rabattez les pousses secondaires (celles qui ont portées les fleurs). L’engrais n’est pas indispensable, on peut toutefois ajouter à son pied de l’humus pour favoriser sa végétation. Les arrosages sont réguliers en été, surtout pendant les deux premiers étés mais non copieux !

Des ennemis ?

Peu attaquée par les insectes, la bignone est tranquille de ce côté là. Et si toutefois pucerons et araignées rouges s’en prenaient à la bignone, les coccinelles s’en chargeront. La bignone n’étant jamais à l’abri d’une attaque d’oïdium, pensez au lait écrémé dilué dans l’eau au 1/10ème pour vous en débarrasser de manière bio !
Une exposition soudaine au froid peut entraîner la chute des boutons floraux, faites bien attention à la mettre à l’abri des vents froids.

Un peu de botanique

De la famille des Bignoniacées, le genre Campsis compte deux espèces, une originaire d’Asie, une d’Amérique. Ainsi, la Campsis grandiflora ou bignone à grandes fleurs nous vient de la Chine et du Japon (elle n’a pas de crampons mais des vrilles) et la Campsis radicans, ou bignone commune, ou jasmin de Virginie pousse naturellement de la Pennsylvanie à la Floride et est arrivée en Europe en 1640.

CARACTÉRISTIQUES
Hauteur à maturité : 6 m
Origine : Chine et Japon
Zones climatiques France : méditerranéen, océanique, moyen
Rusticité : rustique
Composition du sol : normal, sableux, riche en humus
Humidité du sol : normal
Exposition : soleil
Utilisation en jardin : grimpant
Couleur feuille : vert
Feuillage : caduc
Couleur des fleurs : orange vif à rouge écarlate
Période de floraison : août-septembre
Période de plantation : toute l'année hors gel
Niveau de soin : facile
Utilisation : jardin
Forme des fleurs : fleur en tube de 8 à 10cm de diamètre
Arrosage : modéré