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Magique, le semis direct de fleurs

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Plus que toute autre technique de propagation, le semis direct en place me fascine toujours autant. Et pour cause !!! Sans trop de soins et de travail, on obtient ainsi, facilement, une profusion de fleurs pour le prix, infime, de quelques paquets de graines. Vous êtes tentés ? Alors à vous de jouer, car la saison est propice à toutes ces extravagances…

Le choix des graines

Au jardin ornemental, les fleurs sont légion à s’accommoder de ce type de semis. Tout d’abord les annuelles rustiques qui peuvent être semées sans crainte alors que les gelées sont encore présentes, en mars. Elles sont du type messicole (plantes des champs cultivés) comme les coquelicots, les bleuets, les agrostèmes ou coquelourdes, les soucis… ou plus exotiques comme les lavatères, cosmos, malopes, godetias, clarkias, eschscholtzia ou pavots de Californie
Un peu plus tard, c’est-à-dire jusqu’en fin mai, vous pourrez à nouveau semer ces mêmes fleurs, mais aussi d’autres un peu plus frileuses à l’image des zinnias, des soleils, des maïs d’ornement, des immortelles ou encore des belles de jour ou de nuit, des ipomées ou œillets d’Inde par exemple. Pour les retardataires, début juin, vous recourrez à des annuelles courtes et à végétation très rapide comme les alysses maritimes, les zinnias nains, les tagètes ou encore les capucines.

Cosmos

Le choix du lieu

En règle générale, mieux vaut ensemencer un endroit bien dégagé, peu ombragé. Ainsi, ces plantes majoritairement de plein soleil ne s’étioleront pas et seront, de fait, plus vigoureuses, saines et florifères. Concernant le sol, toute bonne terre de jardin est nécessaire et suffisante. En revanche en sol sablonneux, enrichissez en terreau, tandis qu’en sol argileux apportez du sable grossier ou du gravillon en surface.

La préparation du sol

Inutile de bêcher profondément pour réussir de telles plantes frugales. Une préparation sur un demi-fer de bêche suffit amplement avec incorporation éventuelle de l’amendement ci-dessus préconisé, d’un peu de terreau et d’engrais "fleurs", mais sans excès toutefois. Notez que cette opération sera plus facile par temps sec.

Soucis

Dans le cas d’un lieu envahi de mauvaises herbes, vous l’aurez bien sûr et préalablement (un mois auparavant) nettoyé avec un désherbant écologique (à base d’essence de géranium).
Cela ne vous prémunit cependant pas de la levée de mauvaises herbes annuelles issues de graines et montrant le bout de leur nez dès que l’on remue la terre. Les plus méticuleux pourront, de fait, procéder à un "faux semis". Pour cela, il suffit de laisser la terre déjà préparée à nu durant une quinzaine de jours. Alors, le gros de ces adventices lève et il suffit d’un coup de binette pour les éradiquer.
Il est à noter que les débutants voulant bien faire ont parfois la tentation de tamiser leur sol. C’est une erreur, car si la terre est un tant soit peu argileuse, ils s’exposent à découvrir une sorte de béton en surface dès les premiers arrosages. Les graines risquent alors d’être asphyxiées. Mieux vaut donc laisser les petites pierres qui ne présentent aucun inconvénient.

Le semis proprement dit

Deux méthodes sont préconisées en fonction de l’habileté du jardinier et de la propreté du terrain. Si vous connaissez bien votre jardin et que votre massif est assez propre, semez tout simplement à la volée. L’effet n’en sera que plus naturel. Pour ne pas semer trop dru, mélangez vos graines à du couscous ou à du sable grossier.
Si vous ensemencez un mélange de graines, tout prêt du commerce, attention, car on a tendance à semer d’abord les grosses graines puis les plus fines, d’où une répartition non homogène du mélange. Au besoin, faites deux lots et semez en deux fois. Un bon jardinier sait d’ailleurs semer avec mesure et économie ce qui limite les éclaircissages ultérieurs.

Si, en revanche, vous débutez et ne connaissez pas bien les mauvaises herbes de votre jardin, ou bien que votre massif n’a pas été correctement nettoyé auparavant et regorge donc de mauvaises herbes, mieux vaut opter pour le semis en lignes. Tracez, pour ce faire, des sillons espacés de 20 cm et semez sur les rangs, en espaçant suffisamment les graines (en fonction de la hauteur adulte de chaque variété). Bien sûr les levées se produisant entre les rangs seront celles d’adventices et le désherbage, l’éclaircissage s’en trouvent bigrement facilités.
Une fois le semis proprement dit effectué, un simple passage de croc ou de râteau en surface suffit généralement à enterrer les graines. Un plombage (action de tasser) avec un rouleau ou le dos du râteau permet ensuite de faire adhérer les graines à la terre. Il ne reste plus qu’à arroser en pluie fine, sans excès et ceci régulièrement jusqu’à la levée qui est généralement rapide.

Et après ?

L’opération la plus délicate consiste à désherber le massif et à éclaircir (supprimer) les plants surnuméraires une fois les graines levées. Procédez de préférence au stade plantules, par temps sec.
Bien sûr, si vous avez semé peu dense, l’opération est facilitée. De même, si les mauvaises herbes sont peu nombreuses, il est parfois inutile de désherber. Arrosez après ces opérations pour rechausser les plants conservés et quelque peu bousculés.
Il ne reste plus qu’à savourer votre plaisir et regarder pousser ses fleurs sans trop s’en occuper. Tout au plus, quelques arrosages suffiront à maintenir la culture en bonne croissance. Quelques semaines plus tard, les fleurs seront au rendez-vous et vous épateront encore ainsi quelque temps. Leur opulence vous incitera sans doute à en faire des bouquets généreux. Vous aurez attrapé le virus des semis en place. Gageons que, l’année suivante, vous vous essayiez à d’autres variétés pour varier les plaisirs et transformer facilement votre jardin d’une année sur l’autre. Mais vous aurez sans aucun doute la surprise de voir certaines de ces fleurs se naturaliser et réapparaître fidèlement, année après année, au même endroit ou à proximité.

Elle est pas belle la vie ?!

Philippe Ferret

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