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7 points clés pour faire un potager en permaculture

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Le principe de base de la permaculture est de s’inspirer de la nature pour les cultures : les espèces sont multiples, indigènes, et peuvent interagir entre elles, bien sûr insecticides et engrais sont proscrits, et les surfaces sont optimisées, ainsi que l’utilisation de l’eau et du soleil. Le but étant de ne plus détruire les écosystèmes, vient s’ajouter un autre bénéfice sympathique, les jardins cultivés en permaculture demandent beaucoup moins de soins que les jardins traditionnels.

Il n’y a pas une méthode de permaculture, c’est à chacun de réfléchir et de construire sa propre permaculture, car celle-ci se veut protectrice de la nature et des humains. Chaque jardin et jardinier sont uniques.

1 - Observez votre environnement

Quelles plantes poussent seules dans votre jardin, quels animaux et insectes y vivent ?

Comment est orienté votre jardin, qu’est-ce qui est exposé au soleil et combien de temps, où le vent est-il le plus fort ?

Quels sont les endroits les plus humides et les plus secs ?

Quelles sont les ressources dont vous disposez, en terme de matériel, de budget, de temps, d’espace ?

2 - Sélectionnez vos légumes et végétaux

En permaculture, le potager n’est pas composé que de légumes, il existe dans un ensemble global de végétaux qui se complètent.

Listez ceux que vous voulez faire pousser, puis regroupez les par besoins et sensibilités, et les interactions qu’elles peuvent avoir entre elles : plantes amies et compagnes.

Privilégier les plantes qui se ressèment, pour des plantations plus pérennes et un moindre coût financier et temporel.

Les adventices

Elles ne sont plus appelées mauvaises herbes, et pour cause ! Nombre d’entre elles sont utiles, aux auxiliaires, à la terre qu’elle protège ou nourrissent, à nous car elles nous donnent beaucoup d’indications sur la nature de notre sol. Et en plus, certaines se mangent !
En occupant tout le temps vos espaces, vous limiterez leur propagation.

3 - Dessinez votre projet

Que planter pour protéger des vents dominants, où placer les végétaux les plus utilisés dans la vie de tous les jours : légumes, aromates, pour qu’ils soient le plus accessibles possible, créer des zones plus ou moins proches de l’habitation selon les activités humaines.

4 - Créez des parcelles

Le principe est généralement de cultiver au-dessus du sol, pour ne pas épuiser ses ressources. Les types de parcelles sont très variés : trou de serrure, lasagne, plate-bande permanente, buttes, bottes de pailles, potager 3P (liste non exhaustive !! ). Si vous faites des bordures végétales, prenez une plante qui a peu de besoins et un système racinaire léger, pour ne pas faire de concurrence aux végétaux plantés à l’intérieur. À moins qu’elle n’ait aussi une utilité ! Vos parcelles doivent être assez larges, mais vous devez pouvoir en atteindre facilement le centre, 1m20 est raisonnable. Vous ne devez pas avoir à marcher dans vos planches de culture, ça tasse le sol, empêchant les vers de terre de faire correctement leur boulot ! *

En permaculture, la terre n’est jamais retournée ni bêchée. Par contre l’aérer est permis, à 15 cm de profondeur maximum, à l’aide d’une griffe ou d’une grelinette.

Placer les plantes les plus hautes au centre permet, en plus de rendre l’accès à toutes plus facile, de faire de l’ombre aux plantes plus petites.

Faire pousser en hauteur : treillis, suspensions, tipis, pour gagner de l’espace et ombrager.

Les parcelles doivent être utilisés tout le temps, donc sélectionnez pour aller ensemble des plantes qui se succèdent dans le temps. Cette méthode d’occupation présente plusieurs avantages :

- ne pas laisser le sol nu, ce qui empêche la prolifération des plantes non choisies au détriment de ce que vous voulez voir pousser.

- faire profiter aux jeunes pousses des éléments organiques des plantes en fin de cycle qui vont libérer des éléments nutritifs.

La plantation est rarement en ligne, elle se fait au gré des compagnonnages.

5 - Garder toujours le sol couvert

Paillez vos parcelles : copeaux de bois, cartons, compost, en faisant des couches.

Paillez systématiquement entre vos plantations : vous éviterez la pousse des adventices et vous limiterez l’évaporation de l’eau, le gain est sérieux, d’environ 3 arrosages sur 4, les micro-organismes et petits insectes peuvent y travailler à décomposer les éléments qui sont disponibles, taux d’humidité et température sont plus stables, ce qui réduit le stress des plantes.

Le BRF

Le Bois Raméal Fragmenté est issu de rameaux jeunes, de moins de 2 ans, qui ont été broyés. Ce broyage permet aux champignons de pénétrer rapidement dans le bois (ils ne peuvent pas pénétrer dans l’écorce) et de le digérer. Ce BRF étalé à la surface du sol rend le sol fertile et aux bons soins des végétaux, en y développant mycélium et humus.

Les feuilles mortes

Très semblable au “paillis” qui couvre le sol des forêts, sol idéal s’il en est, vous devez récupérer les feuilles mortes de votre jardin, ou pourquoi pas au bord des routes et les utiliser au pied de vos végétaux. Évitez cependant les feuilles mortes des noyers et des fruitiers.

Les tontes d’herbe

Riches en azote, elles sont particulièrement adaptées aux haricots, pois, laitues, pommes de terre et autres gourmandes. Faites sécher 2 ou 3 jours votre tonte au soleil avant de l’utiliser en paillis de 10 cm, pour avoir une couverture durable.

Les engrais verts

Couvrant un sol nu et permettant au sol d’être plus perméable, grâce à leurs racines, ils apportent en plus, une fois fauchés ou recouverts par un paillis, des nutriments indispensables aux végétaux.

6 - Optimiser chaque élément

Les interactions

Les éléments de votre jardin doivent pouvoir interagir entre eux, pour être utiles à plusieurs fonctions : des poules vous nourrissent, se délectent des limaces, fertilisent le sol et se nourrissent de vos déchets, les engrais verts couvrent le sol, leurs racines nourrissent les organismes du sol, les éléments nutritifs qu’elles contiennent nourriront le sol une fois qu’elles seront décomposées. Les plantes compagnes se protègent ou s’aident les unes les autres.

Recycler l’eau

Récupérer les eaux de pluie dans des contenants ouverts permet non seulement de disposer d’eau pour l’arrosage, mais aussi d’attirer des oiseaux qui viendront y boire et vous débarrasser des insectes indésirables. Des réservoirs placés un peu partout dans le jardin vous feront économiser efforts et déplacements.
Installez un système d’arrosage en goutte-à goutte pour les végétaux à qui ça va bien.

Faire son compost

Vos déchets, du jardin autant que de la maison servent à amender le sol qui vous nourrit, un cercle vertueux.

7 - Préserver la biodiversité

Parmi les plus importants des points à respecter, qui englobe tous les points précédents : gîte et couverts sont permis à nombre d’êtres vivants par la diversité des espèces cultivées et conservées.

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